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Je suis un affreux français moyen, de surcroît autochtone…LA SUITE.

Pour distraire mes amis à un moment perdu, voici la suite:

« Là où il y a une volonté, il y a un chemin »

Je ne sais si vous trouvez mon récit intéressant mais j’ai décidé de le continuer. Vous n’êtes pas obligé de le lire. Ce sont les réflexions que m’inspirent mes 47 années d’études supérieures et de travail devant l’état de notre pays et surtout de notre société. C’est une série d’écrits comme un feuilleton en fonction de mon humeur du moment et du temps dont je disposerai.

Je disais, dans mon précédent envoi, avoir appris que récemment l’existence de la loi de 73 et les conséquences qui en sont la suite. Par contre dès l’année 86, j’ai constaté les réformes de la loi bancaire votée aussi en catimini et qui sont responsables de la situation actuelle. J’étais alors avocat de banques et de sociétés de crédit. Je voyais au quotidien les effets inacceptables de ces réformes. J’ai donc décidé de changer de camp. Je ne suis pas devenu avocat pour ruiner des familles entières, des entreprises ou qui que se soit.

Mais avant de reprendre, peut être, faut il que je confesse avoir appris avec mes différents professeurs l’indépendance d’esprit et la nécessité de se faire une opinion personnelle de toutes choses. On nous demandait un esprit critique, état d’esprit qui est différent de l’esprit de critique. On nous enseignait l’engagement chaque fois que la cause était bonne. La tolérance aussi et la juste mesure. De mes sept ans de latin et mes cinq de grec j’ai retenu entre autre les adages: « in medio stat virtus »mais aussi « errare humanum est, perseverare diabolicum ». Par contre je serai plus capable de traduire une version et même de comprendre un texte.

De ma participation au scoutisme j’ai appris à « combattre sans souci des blessures » et bien d’autres choses qui sur le moment paraissaient inutiles. J’ai appris à secourir le faible. A prendre partie. A refuser l’indifférence.

La vie et l’étude de l’histoire ont fait le reste. J’aime les biographies pas les livres de ceux qui oscultent leur insignifiante personne.

On m’a posé la question souvent indirectement: pourquoi cet engagement contre les abus du système bancaire? Au début, c’était sous forme d’interrogation: il y a des abus? moi j’ai jamais eu de problème. Presque à chaque fois, celui qui affirmait fort son absence de problème, était le premier à raser les murs pour chercher de l’aide pour lui ou pour un des siens. Le discours devenait: je n’aurais jamais cru cela possible. Aujourd’hui presque tout le monde est convaincu. Surtout depuis l’explosion de la crise mais tout le monde n’a pas encore pris conscience de l’ampleur de cette crise. Et surtout que rien n’est réglé quoiqu’en dise l’oligarchie europhile qui n’a jamais gagné autant d’argent.Pour en savoir + sur le sujet prenait la peine de lire le dernier article de Charles Sannat qui n’est pas isolé dans son analyse: http://www.economiematin.fr/news-paradoxe-economie-argent-euro-dollar-petrole-realite-bourse-sannat

J’ai eu plus que l’occasion professionnellement à la fin des années 80 de constater l’existence d’abus manifestes et graves provoqués par le système bancaire, abus découlant de comportements nouveaux permis par la technique informatique et par la réforme de la loi bancaire des années 80. Réforme votée, elle aussi, en catimini au parlement. Ces changements se caractérisent par un mépris total du client, un racket sur les plus faibles, la ruine d’un pourcentage important de petits patrimoines fruits de labeur de toute une vie, le surendettement des particuliers et des entreprises, un usage abusif des fichiers, une utilisation des économies confiées pour leur seul profit. Mais je ne m’étendrai pas davantage car là n’est pas mon propos de ce jour. Pour ceux qui désirent en savoir+, lisez:attention ça n’arrive pas qu’aux autres.

Après le constat, pour moi, devait venir l’action ou le renoncement. Je n’ai pas appris le renoncement et chaque fois que j’ai renoncé dans ma vie personnelle je l’ai payé d’un prix plus fort. Je suis donc passer à l’action non sans avoir pris conscience de l’ampleur de la tache mais « seules les batailles, qu’on ne mène pas, sont perdues d’avance ». J’ai eu un professeur d’anglais d’allure très british, forcément empreint de cet esprit britannique fait de volonté et de pragmatisme ,qui se référait souvent aux grands hommes de cette nation et notamment à Winston Churchill qui disait: « N’abandonnez jamais. Jamais. Jamais. Le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal, c’est le courage de continuer qui compte ».

La question qui vient ensuite. A quoi cela sert-il? Outre le fait que je peux faire partie des victimes moi même ou l’un de mes proches( et je l’ai dit on m’a inculqué le sens de l’engagement) puisqu’ils s’en prennent à tous leurs clients, je répondrai avec une citation de Voltaire faite par lui à un quidam qui l’interrogeait sur l’utilité de son traité sur la tolérance: « Je sème un grain qui pourra un jour produire une moisson. Attendons tout du temps ». Ne faut-il entreprendre que ce que l’on est sûr de réussir? Je crois que « là où il y a une volonté, il y a un chemin ».

Je  conclurai, avant de reprendre mon récit, en citant le Dalaï Lama: « Si vous avez l’impression que vous êtes trop petit pour changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un moustique. Vous verrez lequel des deux empêche l’autre de dormir” et aussi Gandhi: « D’abord ils vous ignorent, ensuite ils vous raillent, ensuite ils vous combattent et enfin, vous gagnez. ».

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