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Ce n’est plus du journalisme, c’est de la propagande…sur BFMTV !

Prenez le temps d’aller voir cet extrait d’émission au cours duquel un économiste reconnu clos le bec à la péronnelle au service de l’oligarchie.

https://i1.wp.com/leseconoclastes.fr/wp-content/uploads/2015/07/Jacques_Sapir.jpg

 

De nombreuses critiques se sont levées face au référendum exercé par Tsipras, le traitant de lâche. Toutefois, Jacques Sapir n’est pas de cet avis. « En quoi est-il scandaleux de consulter les électeurs » concernant le sort de leur pays notamment quand le peuple grec est abreuvé d’information depuis maintenant 5 mois ?
« Oui il y a un certain courage à revenir devant les électeurs sur ce sujet »

Concernant les mesures fiscales demandées à la Grèce, « Varoufakis et Tsipras ont demandé en contrepartie un engagement écrit sur une négociation sur la dette et c’est cela que l’Eurogroupe et la Commission ont été incapables de fournir. C’est donc là la responsabilité de la Commission et de l’Eurogroupe qui est directement engagée. »

De plus, « c’est bien la question de la dette qui est le point de blocage pour l’ensemble des politiques économiques qu’on peut mettre en place en Grèce. » Ainsi, le manque de confiance de l’Eurogroupe dans le plan fiscal d’Alexis Tsipras peut exister, « mais comment voulez-vous qu’Alexis Tsipras et Yanis Varoufakis aient la moindre confiance sur la proclamation du ‘oui on va aborder la question de la dette’ ? »

Le problème grec n’est pas une question d’argent que lui fournirait la BCE ou le FMI pour la suite « puisque la Grèce est en excédent primaire […] ce qui veut bien dire aussi que la Grèce a fait un effort considérable. »

Qui plus est, les dires de certains économistes expliquant que le manque de réformes pousserait la Grèce à réemprunter dès demain est faux explique Jacques Sapir. « Puisque, aujourd’hui, le gouvernement grec est dans un état d’excédent primaire, ça veut donc dire qu’il y a bien eu les réformes structurelles qui permettent à la Grèce de vivre sans aides européennes à la condition qu’on traite la question de la dette. »
« Je ne dis pas tout effacer, il faut restructurer [la dette]. Étaler dans le temps, peut-être effacer une partie. Rappelez-vous le traitement qui a été adopté sur la dette allemande en 1953, les grecs ne demandent pas autre chose. »

Si la Grèce vote non ce dimanche, Jacques Sapir nous explique que cela n’implique pas nécessairement sa sortie de la Zone Euro. « Le gouvernement grec continue de dire qu’il entend rester dans la Zone Euro » et il a comme atout que la Grèce a « équilibré sa balance extérieure. »

Quoi qu’il en soit, si la Grèce venait à repasser à la drachme dans ce cas, « la Grèce est largement gagnante » puisqu’elle disposerait de services à l’exportation (dont le tourisme) très attractifs malgré des importations en euros.
« Il est complètement abusif et manipulatoire de prétendre qu’un vote ‘non’ ou un vote ‘oui’ trancherait quoi que ce soit dans la question de l’appartenance de la Grèce à la Zone Euro. »

Concernant les conséquences de ces événements sur les pays comme l’Espagne ou le Portugal, « ce dont le public est en train de prendre conscience c’est que l’euro n’est pas une monnaie unique. L’euro c’est en réalité un système de change fixe entre les monnaies. C’est exactement comme si on avait un euro/franc, un euro/mark, une euro/drachme et que les parités entre ces monnaies étaient définitivement fixées.

Ce système ne peut fonctionner que s’il y a des transferts extrêmement importants dans la Zone Euro. L’Allemagne s’y est toujours opposée et c’est pour cela que les pays comme le Portugal mais aussi l’Italie seront très largement touchées en cas d’une sortie de l’euro de la Grèce et qu’il y aura un délitement assez rapide de la Zone Euro. »

La réalité grecque provoquée par l’Europe

Vous la connaitrez en lisant cet extrait d’article:

« Regardez où en était le peuple grec en Mars 2014 (source):

« ✔ 34,6% de la population vit dans la pauvreté ou dans l’exclusion sociale, ou est susceptible d’y glisser (chiffres 2012).
✔ Depuis le début de la crise, le revenu disponible des ménages a chuté de 30%.
✔ 34,8% des ménages grecs ont des arriérés à l’égard de l’Etat, des banques, de la sécurité sociale ou d’autres services publics.
✔ Plus de 40% pensent qu’il ne seront pas en mesure de remplir leurs obligations financières cette année.
✔ Le Service public de fourniture d’électricité coupe l’approvisionnement électrique de près de 30.000 familles et entreprises chaque mois en raison de factures impayées.
✔ Depuis le début de la crise, le chômage a augmenté de 160%. Près de 3,5 millions d’employés travaillent pour soutenir 4,7 millions de chômeurs et d’inactifs.
✔ Les chômeurs reçoivent une indemnité de chômage de 360 euros pendant les 12 premiers mois de leur chômage. En conséquence, seulement 15% des 1,4 millions de chômeurs reçoivent des prestations. Les travailleurs indépendants (25% du nombre total de personnes actives) n’ont pas droit à ces prestations.
✔ Les transferts sociaux devraient être réduits de 18% cette année. Le budget de la santé a été réduit de 11,1% entre 2009 et 2011. Aucun pays de l’OCDE n’a réalisé une coupe aussi importante sur ce budget.
✔ La pension moyenne de base se monte à moins de 700 euros, et depuis 2010, elle a été réduite d’un quart. Il est prévu que ce montant soit encore réduit de moitié sur les prochaines années.
✔ Pour 48,6% des ménages, la pension est la principale source de revenus.
✔ Selon une étude de l’Université d’Athènes, 12,3% des Grecs souffrent de dépression clinique. Ils n’étaient que 3,3% en 2008.
✔ Environ 800 000 personnes vivent sans accès aux soins de santé et dans certaines régions, des organisations humanitaires telles que Médecins du Monde ont dû se substituer au système de santé national pour fournir des soins et des médicaments aux personnes les plus vulnérables.
✔ La réduction du nombre de seringues et de condoms disponibles pour les toxicomanes a provoqué une forte hausse des cas d’infection au VIH, les faisant passer de 15 en 2009 à 484 en 2012.
✔ Les chercheurs notent également une augmentation de 21% du nombre d’enfants mort-nés, qu’ils ont attribuée aux restrictions d’accès aux soins prénatals.
✔ La mortalité infantile a augmenté de 43% entre 2008 et 2010.
✔ Enfin, le taux de suicide est également en hausse, et alors qu’on en avait compté 400 en 2008, on a dénombré 500 cas de suicides en 2011. »

Mais ça ne suffit pas. Il faut les écraser encore plus. »

Cliquez sur ce lien pour en savoir encore plus sur le plan des firmes internationales et des banques pour dominer les Etats, lisez l’article entier de Liliane Held-Khawam

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2 commentaires

  1. […] Ce n’est plus du journalisme, c’est de la propagande…sur BFMTV ! juillet 2, 2015 […]

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