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Alain et Nadine, clients de la société générale, sont ruinés…

Voilà le triste exemple à ne pas suivre sous peine de se trouver ruiné en quelques mois. Ils ne savaient pas que notre époque est peuplée de requins dangereux. Bien sûr, Monsieur « tout le monde » qui se tient à l’écoute des seuls médias mainstream ne peut qu’être désinformé. Vous savez, c’est ceux qui vous disent qu’il faut être positif, entreprenant, actif, jeune, profiter du crédit facile et pas cher à l’inverse des propos tenus par nos grands-parents qui économisaient pour se payer  leur nécessaire même quand ils auraient pu emprunter.

 

Voici les faits. Jugez par vous-même.

Nadine et Alain ont trois enfants, un toit sur la tête dont ils sont propriétaires dans la partie nord de la France. Ils ont un emploi tous les deux. Ils devraient être heureux et remercier le ciel de leur situation. Mais ce n’est pas leur ressenti. Et ils « veulent changer de vie ». C’est très à la mode. Malheureusement, « le mieux est souvent l’ennemi du bien ». Ils oublient « qu’on risque de tout perdre en voulant trop gagner » ou encore « qu’un tient vaut mieux que deux tu l’auras ». Aussi ils cherchent à acquérir un commerce « pour travailler ensemble et avoir une vie plus confortable ». Ils sont séduits par le chant des sirènes de la doxa officielle: devenir entrepreneur.

Créer son entreprise ou acquérir d’entreprises existantes a toujours été dangereux. Il faut tenir compte de beaucoup de paramètres, à savoir : avoir un bon conseiller pas un charlatan (être membre d’une profession réglementée n’est plus une garantie de sérieux), se méfier du banquier qui sera toujours dangereux et jamais votre ami. Je lis dans les études d’opinion que les français sont maintenant plus nombreux à vouloir devenir chef d’entreprise. Cette tendance est du à deux phénomènes :

  • la propagande d’État qui idéalise cette activité. C’est une façon de dégonfler les chiffres du chômage.
  • le développement de la paupérisation du salariat qui désespère les plus sérieux.

On se sert également de cette idée dans les grandes entreprises pour faciliter les plans sociaux. Mais voilà, devenir entrepreneur n’est pas une sinécure et n’est pas sans danger. On court le risque de se ruiner surtout avec de mauvais conseils. C’est ce que nous voyons tous les jours à la fnacab. De cela on ne parle pas dans les médias et on évite d’en informer le public pour ne pas déplaire aux princes qui nous gouvernent..

Ils cherchent un commerce et le trouve dans le Gers. C’est un bar – tabac – loto. Ils vendent leur maison dont le prix sera investi pour l’acquisition ( 90 000 € ). Pour le surplus, ils empruntent auprès de la société générale et du brasseur. Cette opération est menée par une agence immobilière « spécialisée » qui s’occupe aussi du dossier de prêt ce qui multiplie le risque de mauvaises affaires. Nadine et Alain font confiance. Ils n’ont été toujours que salarié. Ils n’ont pas l’habitude des affaires et des requins qu’on y rencontre. Dès l’acquisition, ils iront de surprise en surprise mais on dira qu’ils peuvent s’en sortir tout en y laissant quelques plumes. Et au prix de grands sacrifices.

En effet, ce projet était particulièrement plus risqué qu’un autre surtout pour des néophytes. Si la banque avait joué son rôle de conseil au lieu d’être un vulgaire dispensateur de crédit, elle aurait été à même de faire rectifier les insuffisances du projet. Elle écrit elle-même dans une lettre du 19 mai 2009 au client : « nous ne pouvons que constater que les tensions de trésorerie sur vos deux comptes courant privé et professionnel qui ont commencé en 2007, sont dues à des raisons structurelles lors de l’acquisition de votre fonds de commerce en 2004. » C’est pas en 2009 qu’il fallait le dire mais c’est en 2004 lors de l’achat qu’il aurait fallu prendre position et avertir les clients sur le risque d’un mauvais endettement comme le prévoit la jurisprudence pour les emprunteurs non n’averti.

Mais plus grave, alors qu’ils s’en sortent à peine, la société générale, en 2007, va financer l’acquisition d’une maison d’habitation précipitant le couple dans de graves difficultés financières immédiates. Des les premières difficultés, elle va alors s’acharner sur eux en prélevant des frais bancaires et des intérêts exorbitants. Par exemple, en 2008, les frais et agios s’élèveront à 8083,56 euros sur le compte professionnel et 5805,96 euros sur le compte privé soient au total 13 889,52. Cela représentait près de 14% du chiffre d’affaire du commerce.

C’est un assassinat économique. Comme toujours en pareille matière.

La fin, vous le comprenez avant même qu’on vous l’expose : c’est le dépôt de bilan, c’est la vente du commerce par le mandataire judiciaire souvent à vil prix, c’est la vente de la maison d’habitation sous la pression est donc rarement au juste prix. Mais dans cette affaire, le tribunal de commerce d’Auch a usé de toutes les possibilités de la loi pour protéger autant que faire se peut Nadine et Alain. La loi ne permet pas tout. Le commerce a été vendu à un prix semble-t-il assez normal mais insuffisant pour payer l’ensemble du passif. Il reste la maison d’habitation qui pourrait être sauvé avec un effort de la Société Générale sur sa créance. Ce n’est pas gagné mais nous allons y travailler.

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