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Où se situe le vrai scandale?

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Oui, où se situe le vrai scandale? le vrai scandale se trouve dans le fait que des politiques ont besoin d’une émission de télévision, (émission d’Elise Lucet) pour s’offusquer de ce que nous dénonçons depuis les années 85-86. Et d’ailleurs, nous ne sommes pas les seuls à le faire. Le scandale est que tous les partis politiques connaissent la réalité parce qu’ils ont tous quelques militants qui subissent ce sort commun des moins fortunés mais pas que…C’est aussi celui de ceux qui n’ont pas compris qu’on ne pouvait pas vivre en cigale. Tous ces partis savent tout cela mais à part draguer le gogo, on ne les entend pas, ils n’ont rien de sérieux dabs leur programme a ce sujet pourtant essentiel. Lisez l’article du média ci après relaté.

Alain BOUSQUET, avocat honoraire, Président de la fnacab

20664957_322196808191329_2777707247436244860_n1-1Quand les plus fragiles se font plumer par les banques. Les journalistes du site «Le Media» ont mené l’enquête pour un reportage publié le mercredi 10 février 2021.

«Il est scandaleux d’avoir des montants de prélèvement qui vont jusqu’à prélever un mois de revenu pour bien des familles»

Un client du Crédit Agricole: «Des commissions, des commissions, des commissions, des commissions et encore des commissions, après, on passe aux prélèvements impayés. Ils atteignent un plafond explosé déjà en deux jours. Sébastien Alaire (Fondateur de Banque-infos-recours): «Il est totalement scandaleux d’avoir des montants de prélèvement, de frais, d’incidents bancaires qui vont jusqu’à prélever un mois de revenu pour bien des familles.» On les appelle aussi agios, frais d’incidents, commissions d’intervention et même lettres préalables à un rejet. Ces frais bancaires harcèlent les comptes en banque et empoisonnent la vie sociale de millions de Français. Des pratiques jugées de plus en plus problématiques.

«Facturer 30 balles parce qu’on envoie un courrier, c’est une blague»

Au point que cet ancien employé de banque, qui a lui aussi souhaité conserver son anonymat, a décidé de claquer la porte. Un ex-employé de banque: «C’était pour pas mal de raisons. Les employés devenaient beaucoup plus des commerciaux plutôt que des conseillers. Et puis des choix déontologiques qui ne sont pas en accord avec mes idéaux. C’est la politique bancaire actuelle de toutes les banques, de toute façon, il n’y a pas d’exception même le Crédit Coopératif est exactement pareil. On demande aux commerciaux de vendre donc, malheureusement, ce genre de problèmes, même s’ils ont du coeur, je pense qu’ils n’ont plus de temps à consacrer à ça. On fait tout, en leur mettant une pression commerciale, de manière à ce qu’ils ne puissent plus avoir le temps. Ils essaient de résoudre cela par téléphone donc, vite fait, entre deux rendez vous. Je dirais que l’être humain qui est déjà au sol, on l’achève. Après il y a toujours le principe, le vaste débat du légal et du moral. Est-ce que c’est légal de prendre des frais bancaires ? Dans la plupart des cas, oui. Est-ce que c’est moral ? Libre à chacun de l’interpréter. Moi, personnellement, je ne pense pas. Je pense que de facturer 30 balles parce qu’on envoie un courrier, c’est une blague, c’est une insulte. Ce n’est pas possible. C’est inimaginable.»

«6,5 milliards d’euros le chiffre d’affaires lié aux frais bancaires»

Une enquête, publiée en 2017, estime à 6,5 milliards d’euros le chiffre d’affaires lié aux frais bancaires. Un commerce manifestement très juteux pour les banques. Lionel Mauguin (Journaliste INC/60 Millions de consommateurs): «Nous avons pu établir un chiffre d’affaires global annuel de 6,5 milliards d’euros qui concerne toutes ces commissions liées aux incidents de comptes et de paiements. L’Industrie bancaire tire un profit considérable de ces commissions. Considérable parce que je vous ai parlé de 6,5 milliards d’euros, un chiffre qui n’a jamais été remis en question par l’industrie bancaire. Je pense qu’il est un peu en dessous de la réalité et on a établi que le bénéfice était de 4,9 milliards d’euros. L’Industrie bancaire, elle fait 34 milliards d’euros de chiffre d’affaires chaque année. C’est une énorme part.»

«Nos clients mystères n’étaient pas plafonnés et continuaient à raquer tous les mois»

Emmanuel Macron et le gouvernement de Jean Castex ont mis en place un plafonnement mensuel à 25 euros pour les frais liés aux incidents de paiement. Une mesure dont l’efficacité serait très relative selon 60 millions de consommateurs. Lionel Mauguin: «Parmi les revendications des gilets jaunes, il y avait le plafonnement des frais bancaires donc le président Macron a convoqué tous les banquiers en plein milieu du mouvement Gilets jaunes, et leur a sommé, et ce n’était même pas négociable, de plafonner les frais bancaires pour les clients les plus fragiles. Ça n’était même pas discutable. Nous, on a fait aussi un test de clients mystères avec des vrais gens réellement en grande difficulté et qui auraient dû être plafonnés. Et on s’est rendu compte que, malheureusement, il y avait encore des problèmes puisque personne surendettées qui doivent mécaniquement, puisque par définition, elles sont en difficulté, avoir ce plafonnement, les fichés Banque de France, certains fichés Banque de France de nos clients mystères n’étaient pas plafonnés et continuaient à raquer tous les mois.»

«Cash Investigation estiment à 3,5 millions le nombre de clients déclarés fragiles»

Sollicité par Le Média, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a décliné notre demande d’interview. Le problème pourrait venir du fait que le plafonnement n’est pas encadré par la loi mais par un simple engagement des banques et par décret. Le député France Insoumise, Alexis Corbière, avait déposé le 21 janvier 2020 une proposition de loi visant à plafonner les frais bancaires à 2 euros par opération, 20 euros par mois et 200 euros par an. Proposition rejetée par la commission des finances, présidée par Éric Woerth. Les chiffres de la Banque de France révélés par Cash Investigation estiment à 3,5 millions le nombre de clients déclarés fragiles. Parmi eux, seuls 500.000 personnes bénéficieraient de l’OCF : l’Offre Client Fragile.



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