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Archives Mensuelles: février 2021

Editorial: Que peut-on faire face à l’ampleur d’un problème?

Un beau colibri

Editorial par Me Alain Bousquet, président de la fnacab

C’est la grande question que l’on se pose généralement face à l’importance d’une tâche. Et chacun de dire: qu’est ce que je peux y faire avec mes faibles moyens. Aussi je vous propose de lire la légende du Colibri..

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! « 

Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

La morale de cette légende est facile à extraire:

Plutôt que de ne rien faire face aux problèmes de toutes sortes, sociaux ou économiques actuels, parce que l’on se sent impuissant ou que l’on pense que la solution doit venir des autres, on peut agir avec ses compétences, à son échelle…Et même si pris isolément nos actes semblent dérisoires, c’est grâce à la somme des colibris que les choses changent.

L’engagement peut prendre plusieurs formes. Lorsque j’étais président-fondateur d’un club de foot dans un village où il n’y avait rien, je disais à tous les participants que, pour moi, le bénévole le plus important était celui qui tous les dimanches traçait le terrain et apportait les maillots des joueurs qu’il avait lavé. Oui, c’était le plus important. Il était l’un des colibris du club. Ce club a prospéré avec plein de colibris qui se sont succédés. 

Aujourd’hui, ce club, outre deux équipes de séniors, comprend plusieurs équipes de jeunes. 

Prendre sa part, aujourd’hui, c’est facile et quasiment gratuit. Cela commence par la diffusion des activités,via les réseaux, de ceux qu’on veut aider. En parler autour de soi est aussi facile. Pour mieux en parler, faire soi-même l’effort de mieux connaître l’organisation à aider. On peut les aider en participant à leurs manifestations.Cela s’appelle mettre la main à la pâte. En posant la question vous découvrirez que les besoins sont multiples dont beaucoup sont à votre portée.

Vous constaterez que des aides plus immatérielles sont réalisables comme donner un peu de temps (travail de secrétariat, de permanence, de rédaction et plus en fonction de vos compétences.Toutes ces aides ne nécessitent pas de sortir de l’argent.

Il est vrai que lorsqu’on ne dispose pas de ces aides matérielles qui ressortent du bénévolat gratuit, il faut compenser par des solutions rémunérées. Alors si un combat vous agréé, si vous ne pouvez apporter aucune aide immatérielle ou pratique, il reste l’aide financière qui commence par le versement très modeste d’1€ ou plus (chacun choisis en fonction de ses moyens et de sa générosité) versé une fois l’an ou tous les mois ou plus encore.

1€ c”est rien et c’est beaucoup parce qu’il représente un engagement de sympathie, un encouragement, une empathie. Cela réchauffe le cœur et les énergies. On est plus seul à se battre. On n’est plus dans l’indifférence.

Ceux qui font un de ces gestes de soutien envers quelque combat que ce soit, apportent, plus qu’ils le pensent, un soutien moral qui fortifie celui de ceux qui sont dans l’action.

Ce sont des colibris qui prennent leur part du travail.

Où se situe le vrai scandale?

Oui, où se situe le vrai scandale? le vrai scandale se trouve dans le fait que des politiques ont besoin d’une émission de télévision, (émission d’Elise Lucet) pour s’offusquer de ce que nous dénonçons depuis les années 85-86. Et d’ailleurs, nous ne sommes pas les seuls à le faire. Le scandale est que tous les partis politiques connaissent la réalité parce qu’ils ont tous quelques militants qui subissent ce sort commun des moins fortunés mais pas que…C’est aussi celui de ceux qui n’ont pas compris qu’on ne pouvait pas vivre en cigale. Tous ces partis savent tout cela mais à part draguer le gogo, on ne les entend pas, ils n’ont rien de sérieux dabs leur programme a ce sujet pourtant essentiel. Lisez l’article du média ci après relaté.

Alain BOUSQUET, avocat honoraire, Président de la fnacab

20664957_322196808191329_2777707247436244860_n1-1Quand les plus fragiles se font plumer par les banques. Les journalistes du site «Le Media» ont mené l’enquête pour un reportage publié le mercredi 10 février 2021.

«Il est scandaleux d’avoir des montants de prélèvement qui vont jusqu’à prélever un mois de revenu pour bien des familles»

Un client du Crédit Agricole: «Des commissions, des commissions, des commissions, des commissions et encore des commissions, après, on passe aux prélèvements impayés. Ils atteignent un plafond explosé déjà en deux jours. Sébastien Alaire (Fondateur de Banque-infos-recours): «Il est totalement scandaleux d’avoir des montants de prélèvement, de frais, d’incidents bancaires qui vont jusqu’à prélever un mois de revenu pour bien des familles.» On les appelle aussi agios, frais d’incidents, commissions d’intervention et même lettres préalables à un rejet. Ces frais bancaires harcèlent les comptes en banque et empoisonnent la vie sociale de millions de Français. Des pratiques jugées de plus en plus problématiques.

«Facturer 30 balles parce qu’on envoie un courrier, c’est une blague»

Au point que cet ancien employé de banque, qui a lui aussi souhaité conserver son anonymat, a décidé de claquer la porte. Un ex-employé de banque: «C’était pour pas mal de raisons. Les employés devenaient beaucoup plus des commerciaux plutôt que des conseillers. Et puis des choix déontologiques qui ne sont pas en accord avec mes idéaux. C’est la politique bancaire actuelle de toutes les banques, de toute façon, il n’y a pas d’exception même le Crédit Coopératif est exactement pareil. On demande aux commerciaux de vendre donc, malheureusement, ce genre de problèmes, même s’ils ont du coeur, je pense qu’ils n’ont plus de temps à consacrer à ça. On fait tout, en leur mettant une pression commerciale, de manière à ce qu’ils ne puissent plus avoir le temps. Ils essaient de résoudre cela par téléphone donc, vite fait, entre deux rendez vous. Je dirais que l’être humain qui est déjà au sol, on l’achève. Après il y a toujours le principe, le vaste débat du légal et du moral. Est-ce que c’est légal de prendre des frais bancaires ? Dans la plupart des cas, oui. Est-ce que c’est moral ? Libre à chacun de l’interpréter. Moi, personnellement, je ne pense pas. Je pense que de facturer 30 balles parce qu’on envoie un courrier, c’est une blague, c’est une insulte. Ce n’est pas possible. C’est inimaginable.»

«6,5 milliards d’euros le chiffre d’affaires lié aux frais bancaires»

Une enquête, publiée en 2017, estime à 6,5 milliards d’euros le chiffre d’affaires lié aux frais bancaires. Un commerce manifestement très juteux pour les banques. Lionel Mauguin (Journaliste INC/60 Millions de consommateurs): «Nous avons pu établir un chiffre d’affaires global annuel de 6,5 milliards d’euros qui concerne toutes ces commissions liées aux incidents de comptes et de paiements. L’Industrie bancaire tire un profit considérable de ces commissions. Considérable parce que je vous ai parlé de 6,5 milliards d’euros, un chiffre qui n’a jamais été remis en question par l’industrie bancaire. Je pense qu’il est un peu en dessous de la réalité et on a établi que le bénéfice était de 4,9 milliards d’euros. L’Industrie bancaire, elle fait 34 milliards d’euros de chiffre d’affaires chaque année. C’est une énorme part.»

«Nos clients mystères n’étaient pas plafonnés et continuaient à raquer tous les mois»

Emmanuel Macron et le gouvernement de Jean Castex ont mis en place un plafonnement mensuel à 25 euros pour les frais liés aux incidents de paiement. Une mesure dont l’efficacité serait très relative selon 60 millions de consommateurs. Lionel Mauguin: «Parmi les revendications des gilets jaunes, il y avait le plafonnement des frais bancaires donc le président Macron a convoqué tous les banquiers en plein milieu du mouvement Gilets jaunes, et leur a sommé, et ce n’était même pas négociable, de plafonner les frais bancaires pour les clients les plus fragiles. Ça n’était même pas discutable. Nous, on a fait aussi un test de clients mystères avec des vrais gens réellement en grande difficulté et qui auraient dû être plafonnés. Et on s’est rendu compte que, malheureusement, il y avait encore des problèmes puisque personne surendettées qui doivent mécaniquement, puisque par définition, elles sont en difficulté, avoir ce plafonnement, les fichés Banque de France, certains fichés Banque de France de nos clients mystères n’étaient pas plafonnés et continuaient à raquer tous les mois.»

«Cash Investigation estiment à 3,5 millions le nombre de clients déclarés fragiles»

Sollicité par Le Média, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a décliné notre demande d’interview. Le problème pourrait venir du fait que le plafonnement n’est pas encadré par la loi mais par un simple engagement des banques et par décret. Le député France Insoumise, Alexis Corbière, avait déposé le 21 janvier 2020 une proposition de loi visant à plafonner les frais bancaires à 2 euros par opération, 20 euros par mois et 200 euros par an. Proposition rejetée par la commission des finances, présidée par Éric Woerth. Les chiffres de la Banque de France révélés par Cash Investigation estiment à 3,5 millions le nombre de clients déclarés fragiles. Parmi eux, seuls 500.000 personnes bénéficieraient de l’OCF : l’Offre Client Fragile.


C’est gratuit et ça peut rapporter gros

Pour connaître ses droits, pour savoir que faire, face à un abus bancaire. Et quand la loi ne protège pas vraiment, savoir si d’autres solutions sont possibles. Pour accéder, vous devez vous inscrire pour recevoir le lien de connexion. La téléconférence se déroule en deux phases: Une première phase sur un sujet différent chaque semaine.
Une deuxième phase: réponse aux questions que vous poser.

Hélène du département 94 nous écrit:

Merci beaucoup Monsieur Bousquet, je suis contente d’avoir pu vous écouter ce soir et je serai là lundi prochain.J’ai toujours veillé à ne pas être endettée mais je crains le pillage bancaire sous drapeau sanitaire. Avez vous une vision sur comment survivre au grand reset qui souhaite nous supprimer toute propriété, sécurité du toit? Je suis confinée depuis des années par mon électrohypersensibilité qui m’empêche de développer une activité hors de chez moi. Ma reconvertion me fait cotoyer de nombreuses personnes en licenciement du secteur bancaire, avez vous une température sur la banque la moins malsaine?
Merci beaucoup et à la semaine prochaine
Avec Bienveillance

Emmanuelle du département 14 nous écrit (avril 2021):

Bonjour, 
Un grand merci pour votre intervention qui a permis de toucher un versement conséquent de 27 000 euros de la part de la BRED. Il reste selon eux un reliquat qui ne pourra être vendu qu’en août. Il faudra alors les relancer. Je me suis permise de nuancer cette bonne nouvelle en leur demandant ce qu’il en était des titres au moment où nous avions souhaité les vendre en 2016-2017 mais où personne ne nous avait alors renseigné. Pas de réponse depuis ce mail (mail adressé à la BRED en transfert ci-après). Est-ce normal de n’avoir reçu aucun document particulier à part le chèque ? Voici le nom de la personne qui a repris le dossier:

C’est gratuit…