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Escroqué à la carte bancaire et lâché par sa banque


C’est malheureusement de plus en plus vrai malgré la loi qui impose aux banques d’indemniser systématiquement les clients sauf à la banque d’apporter la preuve qu’il y a eu une faute de son client sinon elle est obligée de rembourser. »

A titre d’exemple, voici l’aventure d’un homme de bonne foi raconté par Centre presse le 06/05/2022 06:58 éd Chatellerault

Escroqué à la carte bancaire et lâché par sa banque
Victime d’une arnaque à la carte bancaire pour plus de 4.000€, un Châtelleraudais réclame un remboursement à sa banque. Refus catégorique de celle-ci.

Les arnaques à la carte bancaire sont de plus en plus nombreuses.

Olivier (1) ne décolère pas. C’est un peu le sentiment de tous ceux qui se sont fait un jour escroquer. De la rage mêlée d’impuissance.
Pour ce Châtelleraudais d’une soixantaine d’années, la mésaventure a débuté au mois de février 2022, lorsqu’il a reçu un SMS… « Le message demandait de valider un paiement. Ou d’appeler un numéro de téléphone en 09 si je n’étais pas à l’origine de la transaction. » Olivier rappelle le numéro. Au bout de fil, quelqu’un se présente comme faisant partie du service monétique de sa propre banque, la Caisse d’Épargne pour ne pas la citer. « Il était extrêmement crédible. Il m’a dit que deux opérations frauduleuses avaient été repérées et m’a demandé mes coordonnées de carte bancaire pour les annuler. » Olivier les fournit. Le mal est fait.

« On constate de plus en plus que les banques freinent de quatre fers »
Quelques jours plus tard, le sexagénaire voit apparaître sur son relevé de compte deux transactions
frauduleuses, effectuées dans une grande surface de bricolage et une de décoration. Il y en a au total pour
4.200€. Il se retourne vers sa banque arguant de sa bonne foi et invoquant un abus de confiance. Le verdict
tombe quelques jours plus tard: « Il n’est pas possible de donner de suite favorable à votre demande (de
remboursement). » Depuis, Olivier a porté plainte, via la plate-forme Perceval, et a contacté une association
de consommateurs. Il envisage de porter l’affaire en justice.
Les associations de consommateurs, justement, sont de plus en plus sollicitées pour ce type d’escroqueries.
« On a en énormément, assure Frédérick Siuda, d’UFC-Que choisir 86. On a des cas de hameçonnage, des
abus de confiance. On constate de plus en plus que les banques freinent des quatre fers pour rembourser les
victimes. »
Pour ce spécialiste, il ne faut pas lâcher l’affaire. « Il y a une arme, c’est le Code monétaire et financier. C’est
à la banque d’apporter la preuve qu’il y a eu une faute de son client sinon elle est obligée de rembourser. »
En cas de refus, UFC-Que choisir conseille de saisir le médiateur bancaire (indépendant de sa propre
banque). « Si la banque ne veut rien savoir, l’étape supérieure, c’est d’aller en justice. Mais si les sommes ne
sont pas très élevées, souvent, les gens abandonnent », précise Frédérick Siuda.
La Caisse d’Épargne
se défend
Contactée, la Caisse d’Épargne se retranche de son côté derrière sa communication officielle. « On analyse la
situation pour définir quelles sont les responsabilités de chacun, résume Laurence Martinez, directrice de la
communication pour la Nouvelle-Aquitaine. Il y a une jurisprudence dans ce domaine. Dès lors qu’un client
fournit ses données personnelles, il engage sa responsabilité. D’ailleurs, généralement, les médiateurs se
rangent à la jurisprudence. »
Même en cas d’arnaque caractérisée, comme pour Olivier? « Les fraudes augmentent avec des techniques de
plus en plus élaborées, plaide Laurence Martinez. Mais jamais, en aucun cas, un collaborateur de la Caisse
d’Épargne ne demandera à un client de communiquer ses données! » Olivier crie aujourd’hui à l’injustice.

« De la prévention généralisée »

À la Fédération bancaire de la Vienne, on admet que les choses ont évolué en matière de fraude. « Avec la pandémie, on a assisté à une explosion des transactions sur internet. Le problème, c’est que les gens sont de moins en moins attentifs. On a vu augmenter les fraudes de manière très importante », commente un représentant de la fédération. Face à ça, « la politique est de faire de la prévention généralisée ». « Quand il y a fraude, on applique de manière stricte les règles. Votre carte est utilisée avec vos données? Vous êtes débité! Après, ce sont des situations individuelles à évaluer notamment si le client prouve qu’il n’a pas pu faire la transaction. »
Franck Bastard

Justement, ce n’est pas au client qu’il n’a pas pu faire la transaction et c’est à la banque de prouver qu’il y a eu faute du client .


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