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Piège à éviter

fnacab-anniversaire 20 ans        Pour avoir le moins d’ennuis possible avec le système bancaire, il ne faut pas oublier les vérités que nous avons développées dans la page « sachez-le ». Et il faut impérativement changer son mode de vie.

Il faut tenir compte de l’évolution du système des années 80. Les évolutions majeures ont été les suivantes :

– désencadrement des crédits c’est-à-dire faciliter l’accès au crédit à la consommation essentiellement mais aussi le crédit immobilier, accessoirement le crédit aux entreprises.

– création des frais bancaires qui n’existaient pas avant. (aujourd’hui 65 milliards).

La combinaison de ce qui a été présenté comme un progrès était en réalité un piège pour la majeure partie de la population car une information a été volontairement occultée à savoir que l’État avait décidé, sans que le peuple soit consulté et même informé, d’adhérer à la mondialisation et à l’ultralibéralisme.

Cette nouvelle orientation nécessitait de maîtriser les revenus de l’ensemble de la population occidentale et notamment européenne, en visant surtout la baisse des revenus moyens et ceux des plus faibles  au prétexte de la compétitivité avec les pays émergeant. Pas des plus riches. De fait on le constate aujourd’hui dans les études de plusieurs sources.

Et baisse sans porter atteinte à la croissance, dans toute la mesure du possible, qui ne manquera pas d’être affectée. D’où la nécessité de stimuler le pouvoir d’achat même artificiellement, d’où la nouvelle donne pour le crédit.

Vous comprenez que cela ne pouvait être exposé clairement par les hommes politiques à leur électorat. Comment faire une campagne électorale en promettant une baisse des revenus?

Et pour ceux qui doutent encore du réalisme de ces propos, voyez ce qui se passe aujourd’hui en 2014. De nombreuses voix proclament qu’il faut aller jusqu’à supprimer le smic  et donne en exemple l’allemagne où cela a été fait. Et en cette fin d’année 2014, l’État s’attaque aux professions dite réglementées qui gagneraient trop. C’est bien les classes moyennes qu’il vise.

Alors le mécanisme diabolique mis en place pour rendre acceptable cette baisse des revenus a été le suivant :

 ⇒ libéraliser le crédit pour que les citoyens maintiennent leur niveau de vie et ne se rendent pas compte de la dégradation. C’était artificiel et dangereux mais ça rendait viable la mutation de société. La population voit ces revenus baisser mais elle compense par le crédit facile. Puis elle prend goût au crédit qui devient presque un droit au fur et à mesure que la peur du crédit disparaît. C’est quand on tombe dans l’excès de crédit qu’on s’aperçoit les erreurs commises et des difficultés d’en sortir.

Pour les hommes politiques, cela leur permet de vendre du rêve et d’être réélu. Après moi le déluge pensent ils. Le déluge arrive malheureusement.

Pour que le mécanisme fonctionne à plein régime, il est exigé des banques et organismes de crédit une baisse importante des taux d’intérêt. En 1977, par exemple, pour un achat immobilier, un taux d’intérêt bas était autour de 11 %. Aujourd’hui il est à moins de 3 %.

Le lien avec frais bancaires va vous sauter aux yeux.

  les banques ne gagnant plus suffisamment d’argent avec des taux d’intérêt trop bas, elles compensent par la création des frais bancaires. Les frais bancaires augmenteront sans cesse de manière totalement illogique (cela fera l’objet d’une étude sérieuse qui sera mis sur le site ultérieurement). Les postes de frais seront multipliés en nombre et chaque poste sera en augmentation chaque année.

Le piège est tendu. Il va se refermer sur des millions de citoyens qui réalisent mais trop tard sans toujours bien comprendre pourquoi. Le crédit fragilise votre trésorerie lorsqu’il est disproportionné par rapport à vos possibilités ou s’il est mal adapté. Une faiblesse de trésorerie! le banquier en raffole. Le banquier va s’acharner avec les frais bancaires et gagner des sommes qu’il n’aurait jamais gagné.(65 milliards/an sont prélevés sur vos comptes).

Et si vous avez bénéficié d’un petit découvert, il sera facile de le supprimer pour aggraver davantage votre situation. Des frais bancaires plus importants encore seront prélevés peu importe qu’ ils ne rémunèrent aucun service effectif. On vous prélève soit en raison d’un tarif dit « service », soit en raison d’un tarif dit « sanction ».

Comment en sortir:

Evitez le trop de crédit

Il faudrait d’abord éviter d’entrer dans cet engrenage. Cela signifie qu’il y a peu de raisons de vivre à crédit.

Le crédit se justifie pour l’acquisition immobilière à condition que l’échéance dépasse pas 30 % des revenus et l’idéal serait d’emprunter sur une période de 20 ans maximum et même actuellement sur plutôt 15-18 ans. Et oui, cela empêcherait une proportion plus grande de gens d’accéder à la propriété mais après une régulation du marché, l’accession redeviendrait possible dans des conditions normales. Car le crédit dope les prix artificiellement et vous payez des produits trop chers. Nous ne serons pas écoutés ou nous serons contredits mais voici ce que nous voyons sur le terrain tous les jours : un grand nombre d’acquéreurs des années 2005 à 2010 revendent en catastrophe ne pouvant plus tenir et perdent beaucoup d’argent. Ils perdent aussi l’espérance. Et c’est très grave parce que l’endettement excessif détruit les familles.

Il se justifie pour l’achat d’une voiture mais toujours de manière proportionnée. Il ne se justifie pas pour la consommation courante.

Il se justifie pour l’investissement dans une entreprise soit pour la création, soit pour l’acquisition. Mais il faut être extrêmement prudent. Pas de sur-dimension. Il vous arrivera de trouver de très anciens chefs d’entreprise qui vous diront : « lorsque j’ai acheté, je me suis endetté à l’extrême ». C’est vrai mais, c’était dans les années 60-70 avec une conjoncture totalement différente et des bénéfices qui étaient beaucoup plus importants.

Si votre endettement est raisonnable, vous serez plus libres et plus heureux parce que dépouillé de stress.

L’autre aspect négatif de l’endettement, c’est de vous réduire en esclavage par le crédit. Quand vous devez assumer des crédits, votre salaire est amputé en proportion de l’ampleur des échéances et vous perdez votre liberté d’agir car vous avez peur de ne pas pouvoir faire face chaque mois. Alors, quand il serait nécessaire de mener des actions de revendication qui risquent de vous faire perdre une petite partie de votre salaire, vous ne pourrez les mener. On vous tient. Moins vous avez de disponible, plus vous êtes tenus. C’est aussi un des résultats du système.

Vous comprenez pourquoi, alors que les mécontents sont très majoritaires, personne ne bouge.

Pour vivre heureux vivons sans crédit.

Si vous n’avez pas fait de crédit, ni de découvert, vous pouvez profiter pleinement de vos revenus et donc faire, même avec des petits revenus, des économies. Oui c’est possible. Chacun à sa manière et à son rythme. Même les clochards trouvent dans leur poche huit euros pour acheter des cigarettes. Vous pouvez trouver 10,20 € ou plus à faire prélever sur votre compte courant au profit d’un compte épargne. Vous verrez que vous deviendrez alors radin et économe. Vous verrez que vous serez plus libre et plus heureux en ayant une petite réserve.

Et vous éviterez les frais bancaires!

La première recette: ne pas dépenser plus que ce que l’on gagne et si on ne gagne pas assez, trouver le moyen pour gagner plus.

En ayant pas de crédit ou de découvert mais surtout de découvert, vous évitez la surprise du genre perception des agios par la banque au moment où on ne s’y attend pas. Même s’il est perçu que 50 € d’agios tous les trois mois seulement, ils peuvent déséquilibrer une trésorerie et pan! voilà la machine à frais sanction qui démarre; d’autre part c’est 50 € en moins qui ne profiteront pas au client mais à la banque. Un découvert n’est jamais rentable. D’ailleurs, avant la folie des crédits, jamais une banque n’accordait un découvert à un particulier sauf exception exceptionnelle. Les banques savent qu’un découvert se remonte très difficilement et dans la souffrance.

Ne jamais donner de chèque de garantie même à un médecin, à un commerçant. Il risque d’être mis à l’encaissement ne serait-ce que par erreur. Il déstabilisera alors la trésorerie.

Vous savez quel est votre revenu, alors ne spéculez pas sur le hasard. Personne ne vous fera de cadeaux. N’en faites pas à votre banquier par mauvaise gestion de votre compte.

Même s’il a une belle gueule, votre banquier n’est pas votre ami, ni votre bienfaiteur. Il est un danger permanent.

Et pour terminer, voici l’histoire d’une grand-mère. Elle n’était pas riche. Elle disait à son petit-fils : « quand j’ai besoin de quelque chose, j’économise et lorsque j’ai le compte, j’achète. Je ne fais pas de crédit ». Elle disait aussi : « quand je dois signer, je ne signe jamais sans mon notaire ». C’était clair, c’était dans les années 60 et la grand-mère avait 80 ans.

 


3 commentaires

  1. lautard simone dit :

    Bien Cher Maitre, C’est vrai la mondialisation et la libération des crédits font que notre société, en pleine crise, se retrouve avec de plus en plus de surendettés…Mais à qui la faute? Aux banques et aux organismes financiers, les premières pour remplir leurs objectifs et leurs bénéfices, ne regardent pas de près les budgets de leurs clients et les organismes financiers qui vous envoient une tonne de publicités alléchantes alors les clients foncent vers des taux de l’ordre de 20%….

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  2. suarez dit :

    moi, je conseille aux gens d’éviter de trop faire confiance aux crédits revolving ,qui ne sont que pour mettre les consommateurs dans la mouise et les banques se goinfrent avec les agios et frais en tout genre et comme vous dites si bien, les crédits immobiliers sont si bas , que les banques se rattrapent sur les assurances emprunteurs et tout le reste et avec l aval du gouvernement;

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  3. […]    par Me Alain Bousquet, avocat: si vous n’avez pas suivi les conseils de sagesse que vous pouvez trouver sur le site: https://federationcontreabusbancaire.wordpress.com/a-eviter/ […]

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