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144€ par an pour conserver un conseiller personnel attitré à la BNP

 

 

Conseiller bancaire personnel payant, 12€ par mois

Voici que les banques traditionnelles veulent tordre le coup aux relations établies entre leurs clients et les conseillers de clientèle. Rien de mieux pour ce faire que de rendre cette relation tarifée. En payant 12€ par mois (144€ à l’année), les clients de BNP Paribas sont assurés de conserver ce lien avec leur conseiller financier attitré. Mais si le client ne paie pas ce forfait, il sera alors traité comme au sein d’une banque en ligne : un conseiller de clientèle différent à chaque contact. Et la banque fera en sorte que ce soit bien le cas.

 

10% à 15% des clients devraient opter pour le conseiller personnel

D’après les informations publiées par Le Monde, BNP Paribas s’attend à ce que seulement 10 à 15% des clients qui accepteront de payer ce forfait. L’enjeu étant de savoir si vraiment c’est utile. Le plus souvent le conseiller bancaire n’apportant que des conseils « maisons » pour des placements « maisons ». Il ne s’agit pas là d’être mis en relation avec un Conseiller en gestion de patrimoine indépendant, de fait, puisque ce conseiller n’aura aucune latitude quant aux solutions financières préconisées.

 

Un dispositif validé en 2019, mis en place dès 2021, généralisé en 2022

Ce dispositif était déjà testé depuis juin 2019 dans une trentaine d’agences. Il sera étendu à toutes les agences BNP Paribas d’ici 2022. Une ristourne sur la CB sera accordée à ces clients payant ce service. Cette ristourne, accordée aux meilleurs clients, étant d’ores et déjà effectuée via des gestes commerciaux.

Conseillers payants, une formation patrimoniale spécifique

Les conseillers payants suivront une formation spécifique afin d’être habilités à donner des conseils en gestion financière, immobilière aurait indiqué une source de la banque. C’est dire donc du niveau de formation des autres conseillers bancaires…

Dossier de presse du Rotary

Cliquez ICI pour prendre connaissance

(suite…)

L’épargne des Français intéresse l’Etat mais…

…mais il y a des élections toutes proches, alors difficile de taper dedans. Il n’en reste pas moins que Bercy y réfléchit.

Depuis le début de la crise sanitaire, il y a presque un an, les Français ont épargné en masse. Une épargne qui, pour le ministre des Finances et de l’Économie, pourrait être la solution à la relance de l’économie selon une information des Echos.

L’épargne des Français moteur de relance économique

Face à la crise sanitaire, les Français se sont transformés en véritable petit Piscou, mettant massivement leur argent de côté pour faire face aux aléas économiques futurs. Cette épargne colossale est au coeur d’un débat politique qui divise un peu plus gauche et droite. Selon les Echos, le ministre des Finances et de l’Économie, Bruno Le Maire, souhaite faire de l’épargne des Français un des moteurs de la relance économique du pays.

Ainsi, dans les semaines à venir, Bruno Le Maire devrait présenter « un dispositif pour assurer que l’épargne des Français va bien à la relance de l’activité économique et aux entreprises françaises ». Parmi les pistes envisagées pour faire de l’épargne la relance de demain, la facilitation « des transferts ou des dons entre générations ». Une facilitation qui aiderait les Français à se délester d’une partie de leurs bas de laine qui selon la Banque de France devraient atteindre, à la fin de l’année 2021, 200 milliards d’euros. Une somme gigantesque qui représente le double du plan de relance mis en place par le gouvernement.

Bruno Le Maire écarte la taxation proposée à gauche

D’autres pistes ont été évoquées par les politiques. La gauche proposait notamment de taxer une partie de l’épargne des Français, la gauche considérant cette solution comme la meilleure alternative du fait du profil des épargnants. 70% de l’épargne accumulée par les Français depuis le début de la crise sanitaire l’a été par les 20% des ménages ayant les revenus les plus hauts. Le gouvernement rejette cependant catégoriquement cette option qui s’apparenterait aux yeux des Français à une hausse des impôts.

À droite, le président de la Commission des Finances à l’Assemblée, le député LR Éric Woerth, proposait la mise en place d’un livret d’épargne Covid, « un Livret C, un instrument financier très simple garanti par l’État dont les fonds iraient vers les TPE et les PME ». Là encore, le gouvernement s’y oppose car ce dernier ne serait pas adapté aux règles prudentielles.

source économie matin

Covid: le gouvernement creuse sa tombe et la nôtre.

Il y a du Kafka dans l’action du Gouvernement. On demande des efforts surhumains aux restaurateurs, aux stations de montagne, aux théâtres, aux cinémas, aux salles de sport, etc … pour appliquer des mesures terribles. La plupart en font le sacrifice. Nombreux sont ceux déjà obligés de vendre leurs biens, de solliciter des aides pour simplement survivre.

Tout cela est fait pour éviter que les hôpitaux ne soient saturés et ne puissent plus accueillir les malades… Mais le gouvernement supprime des lits, et donc les hôpitaux sont de plus en plus saturés, et donc les alertes sont encore pires. A ce rythme, nous sommes partis pour 20 ans de crise hospitalière et de fermetures diverses et variées. Faut il en rire ou en pleurer ?

Mais non ! … pendant la pandémie, les suppressions de lits continuent !…. au même rythme !… via un obscur comité Théodule, quasi clandestin, qui décide tout puissant des suppressions de lits. C’est une sombre instance technocratique sans aucun contrôle de la représentation nationale, qui décide de tout et impose les suppressions de lits : le COPERMO. Des cabinets de conseil internationaux « conseillent » le gouvernement comme les fonds de pension, moyennant des honoraires astronomiques, avec les mêmes recettes que les grands plans sociaux. Et pourtant les hôpitaux ne sont pas cotés en bourse, pas encore. Bien plus grave, avec 69 000 lits supprimés, le Copermo, mis en place par Marisol Touraine, s’autofélicite dans une messe technocratique de la dernière indécence et de la meilleure mauvaise foi :

« La plus-value de cette nouvelle approche ainsi que le caractère vertueux d’une analyse médico-économique globale des dossiers et d’une démarche collaborative entre le niveau national, les ARS et les établissements. »

Il est révélateur que le gestionnaire du Copermo soit le Bureau de l’efficience (sic !) des établissements de santé publics et privés (PF1) et non le bureau de l’efficacité. Peu importe le résultat, ce qui compte c’est que l’exercice administratif et comptable soit parfait, responsable mais pas coupable. Peu importe les femmes enceintes obligées d’accoucher à 70 km, les personnels d’urgence en burn out à 35% des effectifs, les choix cruciaux entre malades pour les médecins, les opérations sans cesse reportées qui arriveront trop tard, les délais de consultation à plus d’un an, les vieillards qui passent leur vie dans des ambulances.

Alors que la plupart des pays européens ont plus de 5 lits en soins intensifs pour 1000 habitants, la France est à peine à la moitié, entre 2.5 et 3 lits pour 1000 habitants, au niveau des états du sud les moins développés.

3400 lits avaient déjà été supprimés en 2019, 4000 en 2018. Entre 2003 et 2017, plus de 69 000 places d’hospitalisation à temps complet ont disparu. Ces dernières années, le Copermo a décidé de supprimer 174 lits et des centaines de postes au CHU de Nancy. C’est aussi le Copermo qui veut transformer le CHU de Reims, en y supprimant des lits : 184 lits en moins d’ici à 2027. Au CHU de Tours, le plan Copermo en cours prévoit de fermer 350 lits .

Cette phrase résonne tous les jours partout en France :« Je n’en peux plus d’expliquer aux malades qu’il n’y a plus de lits disponibles » : l’hôpital au bord de la rupture

Des considérations strictement financières deviennent sans queue ni tête : À Caen, c’est le projet de reconstruction de l’hôpital qui aboutira à supprimer 200 lits à l’horizon 2026. À Limoges, un projet de transformation du CHU adopté en 2018 devrait avoir pour conséquence la fermeture d’une centaine de lits. À Nice, un « contrat de retour à l’équilibre financier » prévoit la disparition d’environ 200 lits.

Même chose à l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille où le projet de 2019 vise à fermer 230 lits Début octobre, en pleine deuxième vague du Covid, la chambre régionale des comptes d’Occitanie a publié un rapport préconisant, là encore, des suppressions de lits au CHU de Toulouse.

Les professeurs de sport ne peuvent pas maintenir leurs clients en forme en plein air avec deux ou trois mètres de distance. Les remonte pente sont interdits avec des distances de plusieurs mètres entre chaque personne,  mais on entasse les parisiens et d’autres dans les transports en commun souvent désinfectés une à deux fois par jour seulement. Aucune procédure ne concerne les grands ensembles de logements sociaux où des milliers de personnes peuvent se fréquenter sans gestes barrières, mais on ferme des centres commerciaux capables de respecter les distanciations. La campagne de vaccination a été tellement mal programmée que des services entiers ont été désertés par leur personnel souffrant d’effets secondaires du vaccin.

Il parait que le Gouvernement est proche des Français.

par Ludovic Grangeon26/02/2021

Source économie matin

Comment L’État Va Prendre Votre Épargne

Il n’y a pas que les cons qui osent tout…

Il y a aussi les banquiers dans la mesure où les clients se comportent comme des moutons totalement inorganisés. Voyez la nouvelle annonce de la BNP. Lisez l’article paru sur le site de France Transaction Conseil qui a pour titre: BNP Paribas / Frais bancaires : 144€ par an pour conserver un conseiller personnel attitré. Oui on en est là parce que depuis des années nous crions dans le désert que les frais bancaires sont le résultat de l’absence de réaction collective des clients, de leur apathie.

Les banques auraient-elles trouver une nouvelle parade pour faire grimper votre facture de frais bancaires ? Vous conservez une banque traditionnelle car vous préférez établir une relation de confiance avec votre conseiller ? Cela va devenir payant, 12€ par mois, soir 144 euros par an.

Publié le jeudi 25 février 2021 par Denis Lapalus

Conseiller bancaire personnel payant, 12€ par mois

Voici que les banques traditionnelles veulent tordre le coup aux relations établies entre leurs clients et les conseillers de clientèle. Rien de mieux pour ce faire que de rendre cette relation tarifée. En payant 12€ par mois (144€ à l’année), les clients de BNP Paribas sont assurés de conserver ce lien avec leur conseiller financier attitré. Mais si le client ne paie pas ce forfait, il sera alors traité comme au sein d’une banque en ligne : un conseiller de clientèle différent à chaque contact. Et la banque fera en sorte que ce soit bien le cas.

10% à 15% des clients devraient opter pour le conseiller personnel

D’après les informations publiées par Le Monde, BNP Paribas s’attend à ce que seulement 10 à 15% des clients qui accepteront de payer ce forfait. L’enjeu étant de savoir si vraiment c’est utile. Le plus souvent le conseiller bancaire n’apportant que des conseils « maisons » pour des placements « maisons ». Il ne s’agit pas là d’être mis en relation avec un Conseiller en gestion de patrimoine indépendant, de fait, puisque ce conseiller n’aura aucune latitude quant aux solutions financières préconisées.

Un dispositif validé en 2019, mis en place dès 2021, généralisé en 2022

Ce dispositif était déjà testé depuis juin 2019 dans une trentaine d’agences. Il sera étendu à toutes les agences BNP Paribas d’ici 2022. Une ristourne sur la CB sera accordée à ces clients payant ce service. Cette ristourne, accordée aux meilleurs clients, étant d’ores et déjà effectuée via des gestes commerciaux.

Conseillers payants, une formation patrimoniale spécifique

Les conseillers payants suivront une formation spécifique afin d’être habilités à donner des conseils en gestion financière, immobilière aurait indiqué une source de la banque. C’est dire donc du niveau de formation des autres conseillers bancaires..

Source avec beaucoup d’infos à visiter

Covid-19. Le gouvernement allemand a commandé à des scientifiques des projections alarmistes pour justifier des mesures répressives ! — Olivier Demeulenaere – Regards sur l’économie

Par François Stecher, correspondant en Allemagne de Polémia ♦ Die Welt, le grand journal allemand, vient de jeter un pavé dans la mare au Covid-19. Il apporte la preuve que le ministère de l’Intérieur allemand avait commandé à des scientifiques des projections de mortalité alarmistes (jusqu’ 1 million de morts, à comparer aux 400 000 […]

Covid-19. Le gouvernement allemand a commandé à des scientifiques des projections alarmistes pour justifier des mesures répressives ! — Olivier Demeulenaere – Regards sur l’économie

Usuriers ou escrocs ?

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Jeudi dernier, dans le cadre du magazine Cash Investigation, sur la chaîne de télévision France 2, était évoqué par l’opiniâtre et parfois dérangeante Elise Lucet le système des frais bancaires, sous le titre de Nos très chères banques.

La palette est large : agios, commissions d’intervention, frais de dossier, frais de gestion, cotisation carte bleue, frais de chèque de banque, frais de tenue de compte, frais de rejet de paiement, frais pour retrait d’espèces, frais de virement, commission d’achat à l’étranger, frais d’ouverture de crédit, frais de fermeture de compte, frais pour retrait au distributeur d’un autre établissement, commissions… que sais-je encore ? L’accalmie de 2015 sur les tarifs bancaires aura été passagère. Le banquier Emmanuel Macron a autorisé bon nombre d’établissements à faire payer plus cher les services de leur banque.

Déjà une enquête menée de front par le magazine Soixante millions de consommateurs et l’UDAF (Union des associations familiales) dévoilait les rouages d’un système prêt à tout pour remplir les caisses, dénonçant l’explosion des frais de découvert qui touchent en premier lieu les plus modestes. L’ensemble des seuls frais liés aux incidents de fonctionnement est extrêmement lucratif pour les banques de détail et contribue à hauteur de 30 à 35 % à leur chiffre d’affaires. Il aurait rapporté quelque 6, 5 milliards d’€ dans une année (chiffre confirmé à la télévision jeudi), que le Canard enchaîné (le 5-9-2018) qualifiait de « ponctions sauvages ».

Ainsi étaient fustigées certaines pratiques « de frais illégaux » liés aux découverts. Des groupes prennent désormais en compte le solde de fin de journée pour traiter les opérations débitrices des dernières 24 heures. Ainsi, si le compte en question termine la journée en compte négatif, même si ce n’est imputable qu’à la dernière opération de la journée, la banque pourra alors considérer tous les mouvements de la journée comme étant en incident et facturer 8 € de commission d’intervention par opération, y compris pour toutes celles qui ont été faites avec un compte créditeur ! Ainsi l’addition pourrait vite monter. Il s’agit d’une procédure « illégitime et, selon notre interprétation, illégale », souligne l’article du magazine, qui ajoute : « Prélever des frais d’incident sur une opération qui ne provoque aucun incident, cela s’appelle une facturation sans objet »…

C’était aussi, en janvier de l’année dernière, l’UFC-Que choisir qui adressait les mêmes reproches aux banques. Dans son étude, l’association relevait que les commissions d’intervention et les agios peuvent représenter jusqu’aux 2/3 des frais de compte pour les consommateurs en difficulté. Appel reçu par Bruno Le Maire. Le Ministre de l’Economie a toutefois estimé qu’il avait « besoin d’encore un peu de temps » pour discuter avec les associations et avec le secteur financier d’un vrai plafonnement efficace à 200 € par an des frais bancaires pour les foyers modestes : « Quand il y a une polémique de ce genre, une seule façon de la régler : la transparence ! ».

La loi essaie de limiter les sommes demandées, mais les banques contournent les obstacles. Dès qu’un des frais est plafonné, pourquoi ne pas en augmenter ou en inventer un autre ? Par exemple, on fait payer de 12 à 20 € le courrier envoyé à cette occasion (un timbre-poste coûtait 0, 97 € et est à 1, 08 € depuis ce premier janvier).

L’émission de télévision que je citais a aussi révélé une grande proximité, voire une osmose, entre dirigeants bancaires et la haute fonction publique, soulignant le cas de nombreux hauts fonctionnaires qui quittent le secteur public pour travailler dans le secteur privé. Elle évoquait une réunion conjoncturelle, le mois dernier, à l’Elysée, qui en comptait 8 sur 14 (dont Macron lui-même !). Et cela au nom de l’expertise. La confusion entre le secteur bancaire et celui du budget n’est pas forcément saine !

Dans la lutte contre les abus bancaires, la FNACAB (Fédération Nationale des associations contre les abus bancaires) est présidée par Me Alain Bousquet, avocat au barreau de Grasse (06). Naguère jeune avocat à Albi, il avait participé à mon aventure municipale albigeoise face à Michel Castel. Il est aussi l’auteur de deux ouvrages : Abus bancaires, comment faire face ? et Les banksters. L’association a mené quelque 6 000 actions, traitant en trente ans autant de dossiers, avec sa conclusion : « A ce niveau de prélèvements, cela devient un vol légal et impuni ».

En 1269, Louis IX expulsait les banquiers lombards qui, par l’usure, accaparaient les richesses du pays. Et aujourd’hui le banquier qui est à la tête de notre Nation ne fait pas sien, sans doute, le slogan de son prédécesseur Vincent Auriol, l’occitan de Muret, Ministre des finances en 1936 puis Président de la République : « Les banques, je les ferme, les banquiers, je les enferme » !

Pierre Nespoulous

Source: la semaine de Castres et du Tarn

Réseaux sociaux : pour échapper au fisc, mettez vos comptes en privé

Si vous ne le savez pas, vous serez désormais prévenus : le fisc va contrôler les réseaux sociaux des Français pour identifier les potentiels petits malins qui afficheraient sur Internet des faits et gestes qui laisseraient entendre qu’ils ne sont pas au clair avec le fisc. Sauf que, vie privée oblige, il y a une manière simple d’échapper à ce contrôle.

La surveillance des réseaux sociaux par le fisc va commencer

Dans la loi de Finances pour 2020, le gouvernement a doté le fisc d’une nouvelle arme de lutte contre la fraude fiscale : la surveillance des réseaux sociaux. Le fisc veut par exemple identifier les personnes qui postent sur les réseaux sociaux des faits (propos, photos…) qui pourraient montrer que leurs déclarations fiscales ne sont pas conformes. Un exemple simple (et très cliché) ? Être au RSA et acheter une Ferrari… ce n’est pas très cohérent. Naturellement, la personne peut entre temps être devenue millionnaire, mais disons que Bercy a le droit de se poser quelques questions sur la véracité de ses déclarations fiscales.

Bercy va donc analyser les principaux réseaux sociaux… et les plateformes de mise en relation entre particuliers, comme LeBonCoin, AirBnb et autres. Le décret d’application de la loi ayant été publié le 13 février 2021, on en sait un peu plus… et notamment comment échapper au Big Brother fiscal.

Le fisc ne peut pas… collecter d’informations privées

Si les paramètres de sécurité et de vie privée des réseaux sociaux étaient déjà importants… ils prennent une toute autre dimension avec l’expérimentation de la surveillance des réseaux sociaux par le fisc. Conformément à la demande de la CNIL, Bercy se doit de respecter la vie privée des Français.

Ainsi, l’article 2 du décret n°2021-148 du 11 février 2021 « portant modalités de mise en oeuvre par la direction générale des finances publiques et la direction générale des douanes et droits indirects de traitements informatisés et automatisés permettant la collecte et l’exploitation de données rendues publiques sur les sites internet des opérateurs de plateforme en ligne » donne quelques détails sur ce que peut et surtout ne peut pas faire le fisc :

« Seuls les contenus se rapportant à la personne qui les a délibérément divulgués et dont l’accès ne nécessite ni saisie d’un mot de passe ni inscription sur le site en cause peuvent être collectés et exploités. »

En gros, c’est simple : le fisc ne peut collecter que ce qui est intégralement public. Si vos publications sont en privé, si votre compte n’est accessible qu’aux amis, s’il faut créer un compte et s’y connecter pour voir vos publications… Bercy ne peut strictement rien faire : impossible pour le fisc de collecter les données, et encore moins de les utiliser.

Il ne vous reste donc qu’à revoir tous les paramètres de vos réseaux sociaux pour vous assurer que rien ne soit public, et le tour est joué.

Source economiematin.fr Paolo Garoscio

Comment reconnaître les arnaques de phishing les plus courantes ?

article écrit par Adrien Gendre paru sur économiematin.fr

Aujourd’hui, 92% des attaques démarrent par un mail de phishing. Un chiffre qui ne diminue pas malgré les dispositifs mis en oeuvre et les actions de sensibilisation effectuées. Mais pourquoi ce type d’attaque continue-t-il de piéger les utilisateurs ?

Bien qu’ils soient très présents dans notre quotidien, les mails de phishing n’en demeurent pas moins difficiles à repérer. En effet, ils sont très sophistiqués et contournent de mieux en mieux les filtres des messageries. Les hackers progressent sans cesse afin de se cacher des utilisateurs et de les duper. Néanmoins, un grand nombre de ces mails suivent le même schéma et partagent des caractéristiques identiques. Voici un point sur ces schémas les plus souvent observés :

Quelles sont les 5 arnaques les plus fréquentes ? 

L’arnaque à la facture consiste à usurper l’identité d’un collègue, d’une marque ou d’un fournisseur puis d’envoyer un email en son nom à l’utilisateur visé, contenant en pièce jointe une soi-disant facture importante. Cette facture pourra contenir un lien vers une page de phishing invitant le destinataire à se connecter et à payer la somme réclamée. Une autre possibilité est que lors de son ouverture, la pièce jointe lance le téléchargement d’un malware ou d’un ransomware. 

Dans le milieu professionnel et personnel, nous recevons tous les jours des alertes de sécurité de la part d’éditeurs de logiciels ou d’applications. Le plus souvent, ces notifications expliquent qu’une activité suspecte a été détectée sur un compte, qu’une personne s’est connectée à un compte depuis un appareil inconnu ou qu’un mot de passe va expirer prochainement. 

Dans le cadre de l’activité professionnelle, ce sont les alertes émanant des banques, des services Cloud et des fournisseurs de messagerie qui sont les plus importantes. D’autant que les hackers se donnent les moyens de rendre leurs emails de phishing similaires à de réelles alertes. Ainsi, l’utilisateur croyant à une vraie menace et souhaitant protéger son entreprise, va agir en conséquence en cliquant sur le lien et en se connectant à son compte afin de régler le problème. Et c’est exactement l’objectif de ces attaques : pousser le destinataire effectuer une action rapide. 

Lors d’une arnaque à la mise à jour de moyen de paiement, le destinataire est informé d’une erreur de paiement, que sa carte bancaire a expiré ou est sur le point d’expirer. Il est donc prié de se connecter à son compte afin de procéder à la mise à jour de sa carte. Pour certaines attaques, les hackers prennent le temps d’analyser l’entreprise et de cibler un salarié susceptible de gérer la mise à jour des comptes. Dans le monde professionnel, une interruption de service quelle qu’elle soit peut entraîner une perte de chiffre d’affaires, un arrêt de l’informatique et même une perte de clientèle si ces interruptions interviennent régulièrement. Cette technique donc est très efficace car elle pousse les destinataires à agir à l’instinct.

Une attaque de fichiers partagés consiste à envoyer une fausse notification SharePoint ou OneDrive ainsi qu’un lien de phishing censé permettre de visualiser le document partagé. Dans la plupart des cas, les hackers usurpent l’adresse email d’une personne connue du destinataire (un collègue ou partenaire commercial). Et pour les attaques les plus sophistiquées, les hackers conçoivent de vraies notifications SharePoint et OneDrive via Office 365. Summum du progrès : certains d’entre eux génèrent des notifications par l’intermédiaire de comptes Office 365 compromis. Ce type d’attaque s’est beaucoup généralisé ces dernières années, les entreprises ayant de plus en plus recours aux services d’hébergement de fichiers.

Dans le cas d’une arnaque au message vocal, l’email est souvent assez court puisqu’il ne fait qu’informer l’utilisateur de la réception d’un nouveau message. Généralement, l’email provient d’une adresse usurpée afin d’être similaire à des alertes légitimes de services comme Office 365. Le destinataire est alors invité à se connecter à son compte Office 365 via un lien pour pouvoir écouter son message. Le message vocal peut aussi prendre la forme d’une pièce jointe incluant un lien de phishing. Ce type d’arnaque permet également le téléchargement de ransomwares lors de l’ouverture de la pièce jointe ou lorsque l’utilisateur accepte d’activer les macros dans le document.

Quels indices permettent de reconnaître un phishing ?

Il est de plus en plus difficile aujourd’hui de repérer les emails de phishing. Il faut souvent réaliser un examen approfondi car les hackers veillent à dissimuler toute trace prouvant qu’il ne s’agit pas d’un vrai mail. Voici plusieurs manières de déterminer si vous êtes victime d’une tentative de phishing :L’objet du mail : lorsque l’objet de l’email est menaçant ou très insistant, il convient de se méfier. L’adresse email de l’expéditeur : il est important de vérifier que le domaine de messagerie de l’expéditeur correspond à celui de la marque, qu’il n’y a pas de caractères superflus. Les signes de personnalisation : est-ce que l’email est personnalisé avec un prénom ou est-il totalement impersonnel ? Les liens : avant de cliquer, il est préférable de passer son curseur sur le lien pour vérifier la destination. Un lien de phishing sera souvent long et avec de nombreux caractères spéciaux. Le site de la marque : taper l’adresse de la marque dans le navigateur permet d’éviter d’avoir à cliquer sur le lien et d’accéder au site directement. Il existe aussi des services permettant d’analyser les URL de phishing. 

Le phishing est une technique utilisée depuis des dizaines d’années. Dès les années 1990, le phishing aurait été utilisé par des attaquants pour dérober des comptes utilisateurs du fournisseur d’accès Internet AOL. Depuis le phishing n’a cessé d’évoluer et demeure l’une des principales méthodes utilisées par les attaquants pour pénétrer les systèmes d’entreprise ou dérober des informations sensibles. La technologie a énormément évolué et utilise aujourd’hui des techniques de pointe basées sur l’intelligence artificielle. Mais on ne le dira jamais assez c’est bien l’utilisateur qui joue un rôle primordial pour lutter contre le phishing. De cela ils ont de plus en plus conscience, mais désormais c’est en leur donnant les clés techniques pour comprendre un phishing et le détecter que nous pourrons enfin nous appuyer sur des utilisateurs vigilants et acteur de leur propre sécurité (et de celle de leur entreprise).

Il témoigne :