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Covid: le gouvernement creuse sa tombe et la nôtre.

Il y a du Kafka dans l’action du Gouvernement. On demande des efforts surhumains aux restaurateurs, aux stations de montagne, aux théâtres, aux cinémas, aux salles de sport, etc … pour appliquer des mesures terribles. La plupart en font le sacrifice. Nombreux sont ceux déjà obligés de vendre leurs biens, de solliciter des aides pour simplement survivre.

Tout cela est fait pour éviter que les hôpitaux ne soient saturés et ne puissent plus accueillir les malades… Mais le gouvernement supprime des lits, et donc les hôpitaux sont de plus en plus saturés, et donc les alertes sont encore pires. A ce rythme, nous sommes partis pour 20 ans de crise hospitalière et de fermetures diverses et variées. Faut il en rire ou en pleurer ?

Mais non ! … pendant la pandémie, les suppressions de lits continuent !…. au même rythme !… via un obscur comité Théodule, quasi clandestin, qui décide tout puissant des suppressions de lits. C’est une sombre instance technocratique sans aucun contrôle de la représentation nationale, qui décide de tout et impose les suppressions de lits : le COPERMO. Des cabinets de conseil internationaux « conseillent » le gouvernement comme les fonds de pension, moyennant des honoraires astronomiques, avec les mêmes recettes que les grands plans sociaux. Et pourtant les hôpitaux ne sont pas cotés en bourse, pas encore. Bien plus grave, avec 69 000 lits supprimés, le Copermo, mis en place par Marisol Touraine, s’autofélicite dans une messe technocratique de la dernière indécence et de la meilleure mauvaise foi :

« La plus-value de cette nouvelle approche ainsi que le caractère vertueux d’une analyse médico-économique globale des dossiers et d’une démarche collaborative entre le niveau national, les ARS et les établissements. »

Il est révélateur que le gestionnaire du Copermo soit le Bureau de l’efficience (sic !) des établissements de santé publics et privés (PF1) et non le bureau de l’efficacité. Peu importe le résultat, ce qui compte c’est que l’exercice administratif et comptable soit parfait, responsable mais pas coupable. Peu importe les femmes enceintes obligées d’accoucher à 70 km, les personnels d’urgence en burn out à 35% des effectifs, les choix cruciaux entre malades pour les médecins, les opérations sans cesse reportées qui arriveront trop tard, les délais de consultation à plus d’un an, les vieillards qui passent leur vie dans des ambulances.

Alors que la plupart des pays européens ont plus de 5 lits en soins intensifs pour 1000 habitants, la France est à peine à la moitié, entre 2.5 et 3 lits pour 1000 habitants, au niveau des états du sud les moins développés.

3400 lits avaient déjà été supprimés en 2019, 4000 en 2018. Entre 2003 et 2017, plus de 69 000 places d’hospitalisation à temps complet ont disparu. Ces dernières années, le Copermo a décidé de supprimer 174 lits et des centaines de postes au CHU de Nancy. C’est aussi le Copermo qui veut transformer le CHU de Reims, en y supprimant des lits : 184 lits en moins d’ici à 2027. Au CHU de Tours, le plan Copermo en cours prévoit de fermer 350 lits .

Cette phrase résonne tous les jours partout en France :« Je n’en peux plus d’expliquer aux malades qu’il n’y a plus de lits disponibles » : l’hôpital au bord de la rupture

Des considérations strictement financières deviennent sans queue ni tête : À Caen, c’est le projet de reconstruction de l’hôpital qui aboutira à supprimer 200 lits à l’horizon 2026. À Limoges, un projet de transformation du CHU adopté en 2018 devrait avoir pour conséquence la fermeture d’une centaine de lits. À Nice, un « contrat de retour à l’équilibre financier » prévoit la disparition d’environ 200 lits.

Même chose à l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille où le projet de 2019 vise à fermer 230 lits Début octobre, en pleine deuxième vague du Covid, la chambre régionale des comptes d’Occitanie a publié un rapport préconisant, là encore, des suppressions de lits au CHU de Toulouse.

Les professeurs de sport ne peuvent pas maintenir leurs clients en forme en plein air avec deux ou trois mètres de distance. Les remonte pente sont interdits avec des distances de plusieurs mètres entre chaque personne,  mais on entasse les parisiens et d’autres dans les transports en commun souvent désinfectés une à deux fois par jour seulement. Aucune procédure ne concerne les grands ensembles de logements sociaux où des milliers de personnes peuvent se fréquenter sans gestes barrières, mais on ferme des centres commerciaux capables de respecter les distanciations. La campagne de vaccination a été tellement mal programmée que des services entiers ont été désertés par leur personnel souffrant d’effets secondaires du vaccin.

Il parait que le Gouvernement est proche des Français.

par Ludovic Grangeon26/02/2021

Source économie matin

Comment L’État Va Prendre Votre Épargne

Il n’y a pas que les cons qui osent tout…

Il y a aussi les banquiers dans la mesure où les clients se comportent comme des moutons totalement inorganisés. Voyez la nouvelle annonce de la BNP. Lisez l’article paru sur le site de France Transaction Conseil qui a pour titre: BNP Paribas / Frais bancaires : 144€ par an pour conserver un conseiller personnel attitré. Oui on en est là parce que depuis des années nous crions dans le désert que les frais bancaires sont le résultat de l’absence de réaction collective des clients, de leur apathie.

Les banques auraient-elles trouver une nouvelle parade pour faire grimper votre facture de frais bancaires ? Vous conservez une banque traditionnelle car vous préférez établir une relation de confiance avec votre conseiller ? Cela va devenir payant, 12€ par mois, soir 144 euros par an.

Publié le jeudi 25 février 2021 par Denis Lapalus

Conseiller bancaire personnel payant, 12€ par mois

Voici que les banques traditionnelles veulent tordre le coup aux relations établies entre leurs clients et les conseillers de clientèle. Rien de mieux pour ce faire que de rendre cette relation tarifée. En payant 12€ par mois (144€ à l’année), les clients de BNP Paribas sont assurés de conserver ce lien avec leur conseiller financier attitré. Mais si le client ne paie pas ce forfait, il sera alors traité comme au sein d’une banque en ligne : un conseiller de clientèle différent à chaque contact. Et la banque fera en sorte que ce soit bien le cas.

10% à 15% des clients devraient opter pour le conseiller personnel

D’après les informations publiées par Le Monde, BNP Paribas s’attend à ce que seulement 10 à 15% des clients qui accepteront de payer ce forfait. L’enjeu étant de savoir si vraiment c’est utile. Le plus souvent le conseiller bancaire n’apportant que des conseils « maisons » pour des placements « maisons ». Il ne s’agit pas là d’être mis en relation avec un Conseiller en gestion de patrimoine indépendant, de fait, puisque ce conseiller n’aura aucune latitude quant aux solutions financières préconisées.

Un dispositif validé en 2019, mis en place dès 2021, généralisé en 2022

Ce dispositif était déjà testé depuis juin 2019 dans une trentaine d’agences. Il sera étendu à toutes les agences BNP Paribas d’ici 2022. Une ristourne sur la CB sera accordée à ces clients payant ce service. Cette ristourne, accordée aux meilleurs clients, étant d’ores et déjà effectuée via des gestes commerciaux.

Conseillers payants, une formation patrimoniale spécifique

Les conseillers payants suivront une formation spécifique afin d’être habilités à donner des conseils en gestion financière, immobilière aurait indiqué une source de la banque. C’est dire donc du niveau de formation des autres conseillers bancaires..

Source avec beaucoup d’infos à visiter

Covid-19. Le gouvernement allemand a commandé à des scientifiques des projections alarmistes pour justifier des mesures répressives ! — Olivier Demeulenaere – Regards sur l’économie

Par François Stecher, correspondant en Allemagne de Polémia ♦ Die Welt, le grand journal allemand, vient de jeter un pavé dans la mare au Covid-19. Il apporte la preuve que le ministère de l’Intérieur allemand avait commandé à des scientifiques des projections de mortalité alarmistes (jusqu’ 1 million de morts, à comparer aux 400 000 […]

Covid-19. Le gouvernement allemand a commandé à des scientifiques des projections alarmistes pour justifier des mesures répressives ! — Olivier Demeulenaere – Regards sur l’économie

Usuriers ou escrocs ?

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Jeudi dernier, dans le cadre du magazine Cash Investigation, sur la chaîne de télévision France 2, était évoqué par l’opiniâtre et parfois dérangeante Elise Lucet le système des frais bancaires, sous le titre de Nos très chères banques.

La palette est large : agios, commissions d’intervention, frais de dossier, frais de gestion, cotisation carte bleue, frais de chèque de banque, frais de tenue de compte, frais de rejet de paiement, frais pour retrait d’espèces, frais de virement, commission d’achat à l’étranger, frais d’ouverture de crédit, frais de fermeture de compte, frais pour retrait au distributeur d’un autre établissement, commissions… que sais-je encore ? L’accalmie de 2015 sur les tarifs bancaires aura été passagère. Le banquier Emmanuel Macron a autorisé bon nombre d’établissements à faire payer plus cher les services de leur banque.

Déjà une enquête menée de front par le magazine Soixante millions de consommateurs et l’UDAF (Union des associations familiales) dévoilait les rouages d’un système prêt à tout pour remplir les caisses, dénonçant l’explosion des frais de découvert qui touchent en premier lieu les plus modestes. L’ensemble des seuls frais liés aux incidents de fonctionnement est extrêmement lucratif pour les banques de détail et contribue à hauteur de 30 à 35 % à leur chiffre d’affaires. Il aurait rapporté quelque 6, 5 milliards d’€ dans une année (chiffre confirmé à la télévision jeudi), que le Canard enchaîné (le 5-9-2018) qualifiait de « ponctions sauvages ».

Ainsi étaient fustigées certaines pratiques « de frais illégaux » liés aux découverts. Des groupes prennent désormais en compte le solde de fin de journée pour traiter les opérations débitrices des dernières 24 heures. Ainsi, si le compte en question termine la journée en compte négatif, même si ce n’est imputable qu’à la dernière opération de la journée, la banque pourra alors considérer tous les mouvements de la journée comme étant en incident et facturer 8 € de commission d’intervention par opération, y compris pour toutes celles qui ont été faites avec un compte créditeur ! Ainsi l’addition pourrait vite monter. Il s’agit d’une procédure « illégitime et, selon notre interprétation, illégale », souligne l’article du magazine, qui ajoute : « Prélever des frais d’incident sur une opération qui ne provoque aucun incident, cela s’appelle une facturation sans objet »…

C’était aussi, en janvier de l’année dernière, l’UFC-Que choisir qui adressait les mêmes reproches aux banques. Dans son étude, l’association relevait que les commissions d’intervention et les agios peuvent représenter jusqu’aux 2/3 des frais de compte pour les consommateurs en difficulté. Appel reçu par Bruno Le Maire. Le Ministre de l’Economie a toutefois estimé qu’il avait « besoin d’encore un peu de temps » pour discuter avec les associations et avec le secteur financier d’un vrai plafonnement efficace à 200 € par an des frais bancaires pour les foyers modestes : « Quand il y a une polémique de ce genre, une seule façon de la régler : la transparence ! ».

La loi essaie de limiter les sommes demandées, mais les banques contournent les obstacles. Dès qu’un des frais est plafonné, pourquoi ne pas en augmenter ou en inventer un autre ? Par exemple, on fait payer de 12 à 20 € le courrier envoyé à cette occasion (un timbre-poste coûtait 0, 97 € et est à 1, 08 € depuis ce premier janvier).

L’émission de télévision que je citais a aussi révélé une grande proximité, voire une osmose, entre dirigeants bancaires et la haute fonction publique, soulignant le cas de nombreux hauts fonctionnaires qui quittent le secteur public pour travailler dans le secteur privé. Elle évoquait une réunion conjoncturelle, le mois dernier, à l’Elysée, qui en comptait 8 sur 14 (dont Macron lui-même !). Et cela au nom de l’expertise. La confusion entre le secteur bancaire et celui du budget n’est pas forcément saine !

Dans la lutte contre les abus bancaires, la FNACAB (Fédération Nationale des associations contre les abus bancaires) est présidée par Me Alain Bousquet, avocat au barreau de Grasse (06). Naguère jeune avocat à Albi, il avait participé à mon aventure municipale albigeoise face à Michel Castel. Il est aussi l’auteur de deux ouvrages : Abus bancaires, comment faire face ? et Les banksters. L’association a mené quelque 6 000 actions, traitant en trente ans autant de dossiers, avec sa conclusion : « A ce niveau de prélèvements, cela devient un vol légal et impuni ».

En 1269, Louis IX expulsait les banquiers lombards qui, par l’usure, accaparaient les richesses du pays. Et aujourd’hui le banquier qui est à la tête de notre Nation ne fait pas sien, sans doute, le slogan de son prédécesseur Vincent Auriol, l’occitan de Muret, Ministre des finances en 1936 puis Président de la République : « Les banques, je les ferme, les banquiers, je les enferme » !

Pierre Nespoulous

Source: la semaine de Castres et du Tarn

Réseaux sociaux : pour échapper au fisc, mettez vos comptes en privé

Si vous ne le savez pas, vous serez désormais prévenus : le fisc va contrôler les réseaux sociaux des Français pour identifier les potentiels petits malins qui afficheraient sur Internet des faits et gestes qui laisseraient entendre qu’ils ne sont pas au clair avec le fisc. Sauf que, vie privée oblige, il y a une manière simple d’échapper à ce contrôle.

La surveillance des réseaux sociaux par le fisc va commencer

Dans la loi de Finances pour 2020, le gouvernement a doté le fisc d’une nouvelle arme de lutte contre la fraude fiscale : la surveillance des réseaux sociaux. Le fisc veut par exemple identifier les personnes qui postent sur les réseaux sociaux des faits (propos, photos…) qui pourraient montrer que leurs déclarations fiscales ne sont pas conformes. Un exemple simple (et très cliché) ? Être au RSA et acheter une Ferrari… ce n’est pas très cohérent. Naturellement, la personne peut entre temps être devenue millionnaire, mais disons que Bercy a le droit de se poser quelques questions sur la véracité de ses déclarations fiscales.

Bercy va donc analyser les principaux réseaux sociaux… et les plateformes de mise en relation entre particuliers, comme LeBonCoin, AirBnb et autres. Le décret d’application de la loi ayant été publié le 13 février 2021, on en sait un peu plus… et notamment comment échapper au Big Brother fiscal.

Le fisc ne peut pas… collecter d’informations privées

Si les paramètres de sécurité et de vie privée des réseaux sociaux étaient déjà importants… ils prennent une toute autre dimension avec l’expérimentation de la surveillance des réseaux sociaux par le fisc. Conformément à la demande de la CNIL, Bercy se doit de respecter la vie privée des Français.

Ainsi, l’article 2 du décret n°2021-148 du 11 février 2021 « portant modalités de mise en oeuvre par la direction générale des finances publiques et la direction générale des douanes et droits indirects de traitements informatisés et automatisés permettant la collecte et l’exploitation de données rendues publiques sur les sites internet des opérateurs de plateforme en ligne » donne quelques détails sur ce que peut et surtout ne peut pas faire le fisc :

« Seuls les contenus se rapportant à la personne qui les a délibérément divulgués et dont l’accès ne nécessite ni saisie d’un mot de passe ni inscription sur le site en cause peuvent être collectés et exploités. »

En gros, c’est simple : le fisc ne peut collecter que ce qui est intégralement public. Si vos publications sont en privé, si votre compte n’est accessible qu’aux amis, s’il faut créer un compte et s’y connecter pour voir vos publications… Bercy ne peut strictement rien faire : impossible pour le fisc de collecter les données, et encore moins de les utiliser.

Il ne vous reste donc qu’à revoir tous les paramètres de vos réseaux sociaux pour vous assurer que rien ne soit public, et le tour est joué.

Source economiematin.fr Paolo Garoscio

Comment reconnaître les arnaques de phishing les plus courantes ?

article écrit par Adrien Gendre paru sur économiematin.fr

Aujourd’hui, 92% des attaques démarrent par un mail de phishing. Un chiffre qui ne diminue pas malgré les dispositifs mis en oeuvre et les actions de sensibilisation effectuées. Mais pourquoi ce type d’attaque continue-t-il de piéger les utilisateurs ?

Bien qu’ils soient très présents dans notre quotidien, les mails de phishing n’en demeurent pas moins difficiles à repérer. En effet, ils sont très sophistiqués et contournent de mieux en mieux les filtres des messageries. Les hackers progressent sans cesse afin de se cacher des utilisateurs et de les duper. Néanmoins, un grand nombre de ces mails suivent le même schéma et partagent des caractéristiques identiques. Voici un point sur ces schémas les plus souvent observés :

Quelles sont les 5 arnaques les plus fréquentes ? 

L’arnaque à la facture consiste à usurper l’identité d’un collègue, d’une marque ou d’un fournisseur puis d’envoyer un email en son nom à l’utilisateur visé, contenant en pièce jointe une soi-disant facture importante. Cette facture pourra contenir un lien vers une page de phishing invitant le destinataire à se connecter et à payer la somme réclamée. Une autre possibilité est que lors de son ouverture, la pièce jointe lance le téléchargement d’un malware ou d’un ransomware. 

Dans le milieu professionnel et personnel, nous recevons tous les jours des alertes de sécurité de la part d’éditeurs de logiciels ou d’applications. Le plus souvent, ces notifications expliquent qu’une activité suspecte a été détectée sur un compte, qu’une personne s’est connectée à un compte depuis un appareil inconnu ou qu’un mot de passe va expirer prochainement. 

Dans le cadre de l’activité professionnelle, ce sont les alertes émanant des banques, des services Cloud et des fournisseurs de messagerie qui sont les plus importantes. D’autant que les hackers se donnent les moyens de rendre leurs emails de phishing similaires à de réelles alertes. Ainsi, l’utilisateur croyant à une vraie menace et souhaitant protéger son entreprise, va agir en conséquence en cliquant sur le lien et en se connectant à son compte afin de régler le problème. Et c’est exactement l’objectif de ces attaques : pousser le destinataire effectuer une action rapide. 

Lors d’une arnaque à la mise à jour de moyen de paiement, le destinataire est informé d’une erreur de paiement, que sa carte bancaire a expiré ou est sur le point d’expirer. Il est donc prié de se connecter à son compte afin de procéder à la mise à jour de sa carte. Pour certaines attaques, les hackers prennent le temps d’analyser l’entreprise et de cibler un salarié susceptible de gérer la mise à jour des comptes. Dans le monde professionnel, une interruption de service quelle qu’elle soit peut entraîner une perte de chiffre d’affaires, un arrêt de l’informatique et même une perte de clientèle si ces interruptions interviennent régulièrement. Cette technique donc est très efficace car elle pousse les destinataires à agir à l’instinct.

Une attaque de fichiers partagés consiste à envoyer une fausse notification SharePoint ou OneDrive ainsi qu’un lien de phishing censé permettre de visualiser le document partagé. Dans la plupart des cas, les hackers usurpent l’adresse email d’une personne connue du destinataire (un collègue ou partenaire commercial). Et pour les attaques les plus sophistiquées, les hackers conçoivent de vraies notifications SharePoint et OneDrive via Office 365. Summum du progrès : certains d’entre eux génèrent des notifications par l’intermédiaire de comptes Office 365 compromis. Ce type d’attaque s’est beaucoup généralisé ces dernières années, les entreprises ayant de plus en plus recours aux services d’hébergement de fichiers.

Dans le cas d’une arnaque au message vocal, l’email est souvent assez court puisqu’il ne fait qu’informer l’utilisateur de la réception d’un nouveau message. Généralement, l’email provient d’une adresse usurpée afin d’être similaire à des alertes légitimes de services comme Office 365. Le destinataire est alors invité à se connecter à son compte Office 365 via un lien pour pouvoir écouter son message. Le message vocal peut aussi prendre la forme d’une pièce jointe incluant un lien de phishing. Ce type d’arnaque permet également le téléchargement de ransomwares lors de l’ouverture de la pièce jointe ou lorsque l’utilisateur accepte d’activer les macros dans le document.

Quels indices permettent de reconnaître un phishing ?

Il est de plus en plus difficile aujourd’hui de repérer les emails de phishing. Il faut souvent réaliser un examen approfondi car les hackers veillent à dissimuler toute trace prouvant qu’il ne s’agit pas d’un vrai mail. Voici plusieurs manières de déterminer si vous êtes victime d’une tentative de phishing :L’objet du mail : lorsque l’objet de l’email est menaçant ou très insistant, il convient de se méfier. L’adresse email de l’expéditeur : il est important de vérifier que le domaine de messagerie de l’expéditeur correspond à celui de la marque, qu’il n’y a pas de caractères superflus. Les signes de personnalisation : est-ce que l’email est personnalisé avec un prénom ou est-il totalement impersonnel ? Les liens : avant de cliquer, il est préférable de passer son curseur sur le lien pour vérifier la destination. Un lien de phishing sera souvent long et avec de nombreux caractères spéciaux. Le site de la marque : taper l’adresse de la marque dans le navigateur permet d’éviter d’avoir à cliquer sur le lien et d’accéder au site directement. Il existe aussi des services permettant d’analyser les URL de phishing. 

Le phishing est une technique utilisée depuis des dizaines d’années. Dès les années 1990, le phishing aurait été utilisé par des attaquants pour dérober des comptes utilisateurs du fournisseur d’accès Internet AOL. Depuis le phishing n’a cessé d’évoluer et demeure l’une des principales méthodes utilisées par les attaquants pour pénétrer les systèmes d’entreprise ou dérober des informations sensibles. La technologie a énormément évolué et utilise aujourd’hui des techniques de pointe basées sur l’intelligence artificielle. Mais on ne le dira jamais assez c’est bien l’utilisateur qui joue un rôle primordial pour lutter contre le phishing. De cela ils ont de plus en plus conscience, mais désormais c’est en leur donnant les clés techniques pour comprendre un phishing et le détecter que nous pourrons enfin nous appuyer sur des utilisateurs vigilants et acteur de leur propre sécurité (et de celle de leur entreprise).

Les Français accumulent le cash

Entre 75 et 100 milliards d’euros ont été épargnés par les Français depuis le confinement, selon l’estimation du Cercle de l’Épargne.

75 et 100 milliards d’euros ont été épargnés par les Français

C’est un phénomène qui prend de l’ampleur avec la crise : les Français ont toujours plus d’argent sur leurs comptes en banque. On s’approche des 100 milliards d’euros accumulés, et ce n’est pas une très une bonne nouvelle pour l’économie.

Entre 75 et 100 milliards d’euros ont été épargnés par les Français depuis le confinement, tout compris, qu’il s’agisse de liquide sur les comptes bancaires ou d’argent sur les livrets A, selon l’estimation du Cercle de l’Épargne, pour qui la tendance n’est pas prête de s’inverser. Il suffit d’ailleurs d’éplucher les derniers résultats des grandes banques pour constater que le matelas de cash des particuliers comme des entreprises explose ! Crédit Agricole, Banques Populaires, Caisses d’épargne, BNP Paribas… toutes constatent des bonds de 25 à 28% sur un an des dépôts à vue de leur clientèle. Une manne inespérée pour les crédits qu’elles accordent, mais de l’argent en grande partie improductif.

Le coronavirus est passé par là

C’est tout d’abord le résultat du confinement qui a entraîné une épargne dite contrainte. Faute de pouvoir consommer normalement, l’argent est resté sur les comptes en banque. Avec le déconfinement, les dépenses sont reparties en juin, mais le sursaut aura été de courte durée. Mis à part le rebond passager des ventes d’automobiles, peu de secteurs en ont vraiment profité. On le voit avec les soldes d’été qui viennent de s’achever sur un bilan très décevant. Face à l’incertitude ambiante liée à la crise sanitaire et à la montée du chômage, les achats plaisir se font plus rares, les sorties sont moins nombreuses et les vacances, passées en France par la force des choses, coûtent moins cher.


Parallèlement, les revenus des ménages n’ont que très peu souffert pour l’instant des effets de la crise. Grâce au chômage de longue durée, qui est d’ailleurs prolongé, les salaires continuent d’être versés et viennent garnir les comptes des Français.

Les risques pour la reprise

Les risques sont bien réels puisque la consommation représente tout de même la moitié du PIB. C’est donc cette consommation qui sera déterminante pour la suite. En attendant, les économistes s’inquiètent du cercle vicieux qui s’est enclenché. Après une brève euphorie, la confiance des ménages s’est de nouveau dégradée en juillet par rapport à juin. Comme ils s’inquiètent pour leur niveau de vie et leur emploi, les Français consomment moins, et comptent plus que jamais sur leurs liquidités en cas de coup dur. Résultat, l’argent mis de côté, est en train de devenir une épargne de précaution, appelée à durer. C’est d’ailleurs ce qu’observe le Cercle de l’Epargne depuis plusieurs années. Il constate que : “l’argent a plus que doublé sur les comptes courants depuis la crise financière de 2008, sans jamais baisser depuis”. Et tout cet argent qui dort, c’est un gros manque à gagner pour la consommation, et donc pour la reprise.

Source: France info

Sondage des banques, les clients sont contents, mais les avis sur Internet sont désastreux !

téléchargement

Les sondages « qualité » faits par les banques m’ont toujours fait drôlement rigoler.

En effet, les résultats sont toujours bons.

Moi en tant que banquier dans mon bureau je recevais des clients généralement pas contents, et les motifs de « pas contents » il y a en avait plein.

Par exemple le chéqiuer n’arrivait jamais.

La CB ne marchait pas.

Le crédit n’était pas débloqué à temps… quand il n’était pas refusé.

Le justificatif n’était pas le bon, ou le chèque à encaisser était perdu.

Bref, clients jamais contents dans la vraie vie, mais dans les enquêtes qualité, c’était toujours bon !

Il faut dire qu’un état-major de banque ne veut que de bonnes nouvelles.

Les mauvaises ?

Jamais.

Il y a un côté PolitBuro dans les banques.

C’est difficile à conceptualiser mais c’est un mélange de recherche du profit à tout prix, dans l’obéissance et la servilité la plus totale.

En fait la Banque, c’est un peu comme la Chine.

La dictature du pognon, mais une dictature quand même.

« A en croire le dernier sondage publié cette semaine par la Fédération bancaire française (FBF), tout va pour le mieux : près de 9 clients sur 10 ont une bonne image d’elle, de leur agence et de leur conseiller. Un constat à nuancer si l’on en juge par les résultats de la dernière étude de Sia Partners ».

Oui parce que… « les agences bancaires sont mal notées sur des outils comme Google maps ou Pages jaunes. C’est ce qui ressort de la dernière étude du cabinet de conseil Sia Partners. Résultat, les établissements français ont du travail pour améliorer l’expérience client ».

Hahahahaha…

Oui, il faut savoir poser les bonnes questions pour obtenir les bonnes réponses.

C’est tout un art.

Quand les gens commencent à donner vraiment leur avis, c’est nettement moins politiquement correct.

Donc quand les banques vous disent que vous êtes satisfait dans 9 cas sur 10 et bien c’est comme pour le reste, elles se foutent bien de nous.

Source: https://insolentiae.com/category/article-entete/grille-article/

1900 milliards d’euros de dettes privées…

 

Il est très fréquent d’entendre au cours de soirée entre amis l’idée que les français vont finir par se révolter. Entend même très souvent les commentateurs politiques prétendre que la marmite France est prête à exploser. Eh bien sachez que le rédacteur de ces lignes n’y croit pas du tout. Oui, il y a eu les gilets jaunes mais…c’est terminé pour de multiples raisons trop longues à examiner. Pourquoi malgré la grogne d’une minorité de français il n’y aura pas de révolte sérieuse? parce que les deux mamelles actuelles de la France sont crédit et aides sociales. Crédit pour la classe moyenne et bourgeoise, aides sociales pour ceux en dessous ou au niveau du seuil de pauvreté. Voici ce qu’un reportage de France Info nous apprend qui est très grave. Cette dette concerne que les entreprises mais si on ajoute la dette des ménages on monte à une somme astronomique.

Voici l’art de France info

L’endettement, et particulièrement la dette privée, sont au centre des préoccupations du monde économique. La Banque de France vient de publier un chiffre impressionnant : près de 1900 milliards d’euros de dette. Décryptage avec Isabelle Raymond.

On commente beaucoup le fait que la dette publique ne cesse de grimper, mais la dette privée, elle aussi, atteint des sommets. Selon les derniers chiffres, publiés cette semaine par la Banque de France, la dette des entreprises s’élève désormais à près de 1900 milliards d’euros.  

Un endettement inquiétant

Les entreprises s’endettent en temps normal, pour investir, elles vont voir leur banques, obtiennent des prêts pour accompagner leur développement, acheter des machines, sauf que là, l’endettement inquiète pour plusieurs raisons. D’abord par son rythme très soutenu. L’an dernier, les entreprises paralysées par la crise sanitaire sont allées en masse voir leur banque pour leur demander un PGE, un prêt garanti par l’état. Près de 140 milliards de prêts accordés au total, à quelque 650 000 entreprises. Des entreprises qui ont aussi parfois demandé à bénéficier de reports de cotisations. 

Des prêts qu’il va falloir rembourser

L’inquiétude monte car beaucoup se rendent compte que l’activité risque de repartir lentement, plus lentement en tout cas qu’espéré. Alors les entreprises veulent gagner du temps, conserver ce matelas de sécurité, cette trésorerie. Le gouvernement a déjà obtenu un report d’un an du début du remboursement des PGE. Si elles le souhaitent, toutes les entreprises qui en ont souscrit un, peuvent donc aller voir leur banque ces jours-ci pour demander à commencer à les rembourser seulement en 2022.  

Aujourd’hui, ces prêts doivent être remboursés sur 6 ans. Faut-il allonger ce délai ? À 8 ans, selon le souhait du ministre délégué aux petites et moyennes entreprises, à 10 ans même, demande la CPME. Attention, prévient-on à Bercy, cet allongement doit déjà être validé par la Commission. Il peut aussi signifier des taux d’intérêt plus élevés.  

Un risque de non remboursement ?  

Évidemment, ce risque existe. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a été endossé par l’État qui s’engage à rembourser la banque si l’entreprise ne peut pas le faire. Et la question se pose. A-t-on maintenu artificiellement en vie des entreprises qui n’était pas viables ? Question d’autant plus légitime quand on constate que le nombre de faillites a baissé de 30% l’an dernier par rapport à l’année précédente. Somme toute, ce risque est peu élevé, selon la Banque de France. Entre 4 et 6% seulement de l’ensemble des PGE contractés au total. Si cette estimation se vérifie, on pourra dire que le « quoi qu’il en coûte » a bien contribué à maintenir en l’état le tissu économique français.