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Aurélie, commerçante, entre en résistance à Cannes…

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Pourquoi ? Parce qu’elle s’est aperçue que son « conseiller » avait été de mauvais conseil et même avait profité de son état de faiblesse pour la convaincre de le suivre dans ses propositions (c’est un cas extrêmement fréquent). Mais quels sont les faits ?

Aurélie est restauratrice, cliente de la SMC, agence Cannes Foch. Elle a vendu un premier fonds de commerce et réinvesti dans une nouvelle affaire que vous voyez sur la photo. (Allez la voir et apportez lui votre soutien par tous moyens. D’ailleurs l’établissement est sympa) Elle finance par un apport personnel et un crédit. Mais à Cannes, comme partout ailleurs, il faut un peu de temps pour lancer une affaire. Il y a de surcroit un caractère saisonnier. Beaucoup d’activités sont au ralenti hors saison touristique. Les découverts se creusent. Ils sont comblés pendant la saison. Il est nécessaire de faire la soudure. Un bon banquier est celui qui n’oublie pas cette vérité de notoriété publique. Aurélie, elle dispose d’une petite réserve conservée sur un livret puisqu’elle n’a pas tout investi de la vente de son affaire précédente. Cette réserve lui permet de faire face à des besoins de trésorerie. Afin de la préserver, elle décide de demander à son banquier un découvert.

Le conseiller est très « gentil » (on n’attrape pas des mouches avec du vinaigre). Il accepte de concrétiser un découvert de 5000€ contre la souscription d’une assurance vie, nantie au profit de la banque, sur laquelle sera versée la petite réserve de trésorerie personnelle (10 000€). Le découvert est insuffisant mais Aurélie, sous pression des factures à régler, va accepter la mauvaise affaire. C’est un mauvais conseil. Pourquoi ?

Parce qu’un découvert insuffisant va obligatoirement être dépassé et les agios seront majorés selon un principe anormal mais courant. De surcroit des frais sanctions seront facturés alors qu’ils ne rémunèrent aucune prestation particulière mais l’Etat, dirigé par des politiques sourds, muets et aveugles, ont rendu possible cette situation. Elle ne peut plus avoir recours à son petit capital nanti de sorte qu’elle dépasse son autorisation de découvert qui va grossir du fait surtout des frais sanction (10 000€). Cette situation est courante. Le « conseiller » qui connait bien le fonctionnement du système pour remplir ses objectifs et être bien noté, dans cette opération a rempli ses objectifs. Il a vendu une assurance vie, un découvert garanti donc sans risque et créer les conditions pour augmenter le chiffre d’affaire de la banque par des frais bancaires.

Conclusion : le découvert s’est aggravé artificiellement par l’accumulation de frais (10 000€) et d’agios (à10,50% et 13,50% encas de dépassement). La banque veut croquer son assurance vie ; Aurélie refuse cette avalanche de frais. Elle n’a qu’une solution : entrer en insurrection pacifique mais ferme.

OBSERVATIONS DE LA FNACAB :

A coup de milliards dépensé en publicité, les banques ont fait admettre, avec la complicité, des médias que les frais bancaires étaient justifiés comme étant la rémunération d’un service rendu. En fait il n’en est rien. Pourquoi ?

Parce que quand votre compte est positif, elles sont rémunérées par l’utilisation de votre argent à leur seul profit et quand votre compte est négatif, elles sont payées par les intérêts débiteurs très chers. Elles sont donc rémunérées.

Exemple : sur la plaquette SMC, à la date du 01/07/16, pour un débit en compte de 900 EUR sur 20 jours à un taux débiteur de 17,88 %, les intérêts débiteurs sont de 8,94 EUR, soit un TAEG de 19,87 % pour un particulier. Excusé du peu, le service est largement rémunéré. Les frais bancaires ont donc un autre objectif. Voir ICI .

La preuve en est donnée par l’analyse d’un des relevés de compte d’Aurélie par Me BOUSQUET, président de la FNACAB.

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« La banque se rémunère par un intérêt de 10,5% pour le découvert autorisé  et 13,5 % pour le dépassement ou un découvert non autorisé. C’est très cher quand on connaît les taux actuels qui varient entre 1,5 et 5%. Mais voyez qu’à cela s’ajoute une commission de dépassement 3%, une commission de découvert trimestrielle 0,18%, une commission d’immobilisation 3%, une commission de mouvement de compte 0,2000% et enfin des frais de tenue de compte.Merci la vache à lait. Les frais sont donc une invention qui permet de sur facturer des opérations par ailleurs qui coûtent rien à la banque parce que informatisées. La rémunération du banquier, c’est le taux d’intérêts, les frais se sont développés à cause de la soumission des clients.

vous remarquerez que plus vous êtes en situation difficile, plus le banquier s’acharne, c’est contraire à sa mission sociétale. »

 Société générale TAEG : de 7,60 % à 19,99 %
 BNP Taux d’intérêt débiteur : 15,90 Taux d’intérêt débiteur : 18,40 %
 HSBC Taux d’intérêt débiteur :
ux de base de 7,40 % + de 2,8 % à 8 %
Taux d’intérêt débiteur :
taux de base de 7,40 % + 9,5 %
 Caisse d’épargne Contactez votre banque en région Contactez votre banque en région
 Crédit agricole Contactez votre banque en région Contactez votre banque en région
 Alliance banque Taux nominal annuel : 10,90 % Taux nominal annuel : 17 %
 Banque postale Taux d’intérêt débiteur : 14 % Taux d’intérêt débiteur : 16 %

 

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9 commentaires

  1. N’oublions pas qu’il existe de la part de la banque un devoir de conseil !!!Je vous invite, par ailleurs a commander chez LIBRIO un petit livre d’une valeur de 3€ intitulé : comment ne pas payer ses dettes a son banquier (avec la loi), c’est une mine d’or !!! Les banquiers »tout permis », cela doit cesser . Il sont a NOTRE service, non l’inverse !!!!

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  2. Lieutaud dit :

    Banquier=bankster

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  3. […] via Aurélie, commerçante, entre en résistance à Cannes… — FNACAB […]

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  4. […] En ce début d’année 2017, Aurélie est en passe de régler son problème. […]

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  5. Olivier Magnan dit :

    Bonjour M. Bousquet, nous fûmes en contact à l’époque de mon livre Mon banquier, la crise et moi. Cas emblématique, mais vos lecteurs et adhérents n’attendaient-ils pas de savoir comment cette restauratrice est « entrée en résistance » ? En tout cas, j’aurais aimé le savoir. Merci.

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    • Bonjour, je me souviens de vous.Bien entendu.
      Aurélie,restauratrice à Cannes dans une rue très touristiques. Elle a toujours besoin, comme beaucoup de commerçants hors saison et depuis l’attentat de Nice plus encore, d’une aide de trésorerie. Pour cette aide, le banquier lui a conseillé la plus mauvaise solution pour elle, mais la meilleure pour lui.
      Elle s’en est rendue compte; Deux solutions: elle fait le canard et paye ou elle ne se soumet et cherche le moyen de s’en sortir sans passer sous les fourches caudines. Evidemment les rapports de viennes conflictuels. Elle cherche des solutions et prend contact avec la FNACAB. Je lui expose que je ne connais qu’une seule solution: l’affrontement frontal et public. Rien à attendre du judiciaire sinon le pire. Et ce d’autant plus que nous préconisons maintenant « l’insurrection pacifique » des clients qui consiste en:
      1- ne pas rester isolé. S’associer avec d’autres.
      2- chercher la bonne information.C’est le + difficile.
      3- faire un récit objecif de la situation sans injure ni diffamation.
      4- le publier via facebook en envoyant le lien à la banque.
      5- augmenter la diffusion en sponsorisant (frais peu important)
      6- Si nécessaire: organiser une « manif » devant l’agence avec la presse locale.
      7- Si rien ne bouge , renouveler en montant en puissance
      Il est rare qu’ils ne craquent pas avant dès les premières actions. Ce fut le cas dans cette affaire. Ils ont déplacé un « cadre » de Marseille. Dès que les accords seront signés, un grand hapening est organisé au restaurant avec les commerçants du coin;

      Il est vrai que nous sommes craint. Mais on a fait cela dans l’Ain où nous sommes pas particulièrement connus et ça a marché.

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      • Olivier Magnan dit :

        Merci pour cet éclairage. Bravo à elle et vous, mais c’est un peu ce que je craignais : il faut en passer par l’épreuve de force, et quelle épreuve ! Un particulier isolé, sans association proche de lui, ne peut pratiquement rien faire. À l’époque de la publication de mon livre, un vague « responsable » Île-de-France de la Banque Populaire, un certain Philippe Triboulet, s’était ému de ma critique de l’anti-communication d’une porte-parole de son enseigne, à propos d’un courrier qu’elle m’avait adressé, rigoureusement incompréhensible, dans un français approximatif, et que j’avais osé critiquer dans le magazine économique dont je dirigeais à l’époque la rédaction. Puis, après parution du livre, ce pâle roseau a usé de la prérogative inouïe des banquiers qui les autorise à « licencier » un client. Du jour au lendemain, j’ai été « jeté » de façon discrétionnaire, sans motif – j’étais un client noté « A » quelque chose. J’avais à l’époque un compte dans une autre banque – du même groupe ! –, si bien que son « sacrifice courageux » n’a servi à rien, en tout cas ne m’a pas gêné outre mesure, mais ce type m’avait quand même causé un préjudice moral. Un « client » ainsi « licencié » pourrait connaître un préjudice bien plus grave, sans aucun recours : manifester tout seul avec un panneau devant la Banque Populaire semble inconcevable. Seuls les commerçants bien organisés peuvent-ils recourir à une telle épreuve de force ?

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      • Nous traitons de plus en plus en appliquant ces méthodes dites d’insurrection pacifique que nous popularisons progressivement tant la couardise des français est grande de même que leur manque de solidarité. Il faudrait qu’ils sachent qu’ils ne risquent rien. Je ne crois qu’à ce genre d’action bien menée pour obtenir un résultat.

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